Manifestations Anti - CPE
11 000 à 25 000 opposants au CPE mobilisés à Lyon :
Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi à Lyon à l'appel des syndicats de salariés et des mouvements d'étudiants et de lycéens contre le contrat première embauche (CPE).
Les manifestants, au nombre de 11.000 selon la police et de 25.000 selon les organisateurs, sont partis en milieu de matinée de la place Bellecour avant de se rendre à la bourse du travail.
Les syndicats, qui se sont déclarés eux-mêmes surpris de l'ampleur du cortège, ouvraient la marche aux côtés des organisations étudiantes ou lycéennes et commencent à croire à un possible recul de Dominique de Villepin.
"Manifestement, le Premier ministre semble s'interroger sur le bien-fondé de sa mesure", a déclaré un responsable de l'Unsa.
"Parents licenciés, jeunesse précarisée, ça va péter" ou "Crise perpétuelle de l'emploi, changement de proprio à l'Elysée", proclamaient des banderoles.
Environ 160 cortèges sont prévus samedi à travers la France dans le but de faire plier le gouvernement sur le CPE.

Plus de 20 000 manifestants à Toulouse contre le CPE :
De nouveau mobilisés, des milliers d'étudiants, de lycéens et de salariés ont défilé à Toulouse pour exiger le retrait du contrat première embauche (CPE).
Les manifestants étaient 22.000, selon une première estimation policière, et 33.000 d'après des organisateurs.
Ils se sont réunis vers 11h00 place Arnaud Bernard aux cris de "Tous ensemble" avant d'entamer leur marche dans le centre-ville, qui est revenue vers midi à son point de départ.
"Contre la casse du code du travail", proclamait une banderole en tête du cortège.
Environ 160 cortèges sont prévus samedi à Paris et dans toute la France, lors de cette troisième vague de manifestations contre le CPE, qui a reçu cette fois le renfort des syndicats de salariés.

15 à 30 000 manifestants contre le CPE à Rennes :
Rennes, haut lieu de la contestation étudiante, a vu 15.000 manifestants selon la police - 30.000 d'après les organisateurs - défiler samedi pour demander le retrait du CPE.
Avec en tête du cortège une fanfare et des étudiants revêtus de sacs poubelles portant l'inscription "Je suis jetable", la manifestation a également réuni lycéens, élus de gauche et salariés de la fonction publique et du secteur privé.
"On n'avait pas vu autant de monde à Rennes depuis le passage de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle", s'est félicité un syndicaliste.
Aux côtés du maire socialiste de Rennes Edmond Hervé, Daniel Delaveau, autre maire socialiste de l'agglomération, a estimé qu'il était "temps que le gouvernement entende la voix des gens qui sont dans la rue". "On ne peut pas se dire favorable au dialogue et ne pas dialoguer", a t-il ajouté.

Ce sont les NOUVELLES règles du CPE : De Villepin s'est senti obligé de donner des garanties aux jeunes pour que sa loi passe ! Ces règles n'étaient pas prévues dans la première version du CPE, ce qui prouve bien que c'est une loi de m****
Troisème vague de manifestation contre le CPE :
Tandis que l'exécutif oscille entre fermeté et conciliation, des milliers de manifestants ont commencé à défiler samedi en France dans le but de faire plier Dominique de Villepin sur le contrat première embauche (CPE).
Les syndicats de salariés, qui ont rejoint les mouvements étudiants et lycéens, espèrent mobiliser près d'un million et demi de personnes, soit un chiffre supérieur aux défilés des 7 février et 7 mars.
Environ 160 cortèges sont prévus en France, avec des manifestations régionales dans les principales villes pour cette troisième journée nationale de manifestations en six semaines.
La manifestation parisienne devait démarrer en début d'après-midi à Denfert-Rochereau pour rejoindre la place de la Nation.
Mais des milliers de manifestants sont déjà descendus dans la matinée dans les rues de plusieurs villes de province, comme Lyon et Toulouse, avec pour slogan "Tous ensemble", notamment.
Vendredi, Jacques Chirac a souhaité que le dialogue s'ouvre "au plus vite" après deux mois de conflit, mais forts de sondages montrant le soutien d'une majorité de Français, les opposants au CPE exigent le retrait préalable du texte gouvernemental.
La démonstration de force de jeudi (250.000 manifestants selon les autorités, le double selon l'Unef), n'a pas fait fléchir Dominique de Villepin.
VILLEPIN PRET A UN GESTE ?
Si le retrait du CPE n'est pas évoqué, l'exécutif travaille à une sortie de crise et l'ampleur de la journée de samedi pourrait s'avérer déterminante dans cette réflexion.
Les présidents d'université ont demandé vendredi soir à Dominique de Villepin la suspension du CPE afin d'engager des négociations sur la formation et l'emploi des jeunes.
Le Premier ministre semble "en cours de réflexion" sur l'opportunité d'une telle phase de consultations, a déclaré Yannick Vallée, premier vice-président de la Conférence des présidents d'université (CPU), à l'issue d'une réunion à Matignon.
Dans le même temps, Dominique de Villepin a défendu la "liberté d'étudier" alors que le blocage se poursuit sur plusieurs campus universitaires.
Du côté syndical, Bernard Thibault a brandi la menace d'une journée de grève dans toute la France si le gouvernement ne retirait pas le CPE.
"S'il nous y contraint, il faudra discuter d'une journée passant par des arrêts de travail sur l'ensemble du pays. Cela fait partie des hypothèses", a déclaré le secrétaire général de la CGT.
"Nous ne pouvons pas laisser s'installer en France le droit de licenciement sans motif, cela n'existe dans aucun pays européen", a-t-il affirmé.
S'ils ne sont pas entendus, les syndicats de salariés (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa, Solidaires, FSU), étudiants et lycéens (Unef, Fidl, UNL) entendent "passer à la vitesse supérieure".
Ils devaient faire le point samedi soir sur les "suites" de leur action.

Par Headbanging, Samedi 18 Mars 2006 à 14:54 GMT+2 dans + A la une (article, RSS)




