François Bayrou annonce une "nouvelle époque"
LONGVIC, Côte d'Or (Reuters) - Désormais crédité de 16% d'intentions de vote dans les sondages, François Bayrou se réjouit de la perspective d'une élection présidentielle "ouverte", prélude à une "nouvelle époque".
"C'est la première fois depuis longtemps qu'on a une élection ouverte. C'est la première fois depuis très longtemps qu'une élection va permettre de commencer une nouvelle époque ; les Français ne veulent plus du système de l'époque précédente", a déclaré le candidat UDF en visitant un centre de formation des apprentis (CFA) à Longvic, dans la banlieue de Dijon.
"Si vous n'avez que Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, ce n'est que la poursuite de la même guerre avec des visages différents. Ils émettent exactement les mêmes critiques (envers l'autre camp) que depuis des années. Il n'y a rien qui change", a-t-il ajouté.
"Moi je leur dis : c'est votre guerre qui est démodée, qui est préhistorique", a insisté le leader centriste, qui sera en meeting mardi soir à Dijon sur le thème de l'éducation.
"On a besoin aujourd'hui de travailler ensemble, que vous soyez socialiste ou UMP, vous avez les mêmes problèmes que nous. Résolvons-les ensemble. Il y a enfin une démarche politique de compréhension au sens étymologique du mot", a-t-il dit.
Selon le dernier baromètre Ipsos pour Le Point, François Bayrou passe de 14% à 16% des intentions de vote, à sept points seulement de la socialiste Ségolène Royal, créditée de 23%.
A la question de savoir si son score risquait d'inquiéter le candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy, François Bayrou a répondu : "Je comprends très bien qu'il s'inquiète mais ce n'est pas ma montée dans les sondages mais la montée des Français qui ont décidé de me soutenir, de se rassembler pour changer la politique".
"PAS COMME AVANT"
"Il (Sarkozy) peut tendre mille traquenards, ça ne changera rien car les Français, profondément, ont décidé que ça ne serait, après l'élection, pas comme avant", a-t-il insisté.
Interrogé mardi par la presse sur "le phénomène Bayrou" dans les enquêtes d'opinion, Luc Chatel, porte-parole de l'UMP, a botté en touche.
"Nous sommes à deux mois de l'échéance. Nous restons concentrés sur l'échéance. Nicolas Sarkozy ne s'occupe pas des campagnes des autres", a-t-il déclaré.
Pourfendeur du clivage droite-gauche, François Bayrou défend l'idée d'un gouvernement d'union nationale impliquant des "républicains" de tous bords.
"Je ne vais pas uniquement travailler avec ceux qui pensent comme moi", a-t-il dit en Côte d'Or. "Je suis prêt à confier des responsabilités importantes à des gens qui n'ont pas la même étiquette que moi et qui ne sont même pas d'accord avec moi sur tous les sujets".
"Je suis prêt à leur confier des responsabilités importantes car on a besoin d'eux pour redresser le pays. Je n'ai pas la naïveté de penser qu'on va redresser le pays uniquement avec des UDF même si je crois que les valeurs que je défends sont bonnes", a ajouté le candidat centriste, qui a déjà évoqué la possibilité de nommer, s'il est élu, un Premier ministre de gauche.
François Bayrou doit présenter vendredi en conférence de presse le volet économique de son programme. Son nouveau livre Le projet espoir, doit sortir à la fin du mois.
Par Headbanging, Mardi 20 Fevrier 2007 à 19:06 GMT+2 dans + A la une (article, RSS)



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