Le Parfum, histoire d'un meurtrier - Patrick Süskind
Résumé de la quatrième de couverture :
Au XVIIIè siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre que lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements, et son âme n'avait besoin de rien.
Or ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bel et bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout-puissant de l'univers car "qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur des hommes".
C'est son histoire abominable... et drolatique, qui nous est racontée dans Le Parfum, un roman très vite devenu un best-seller mondial, et aujourd'hui porté à l'écran.

>> Evidemment, j'en avais entendu parlé grâce au film qui est sorti il y a quelques mois. Je ne l'ai pas vu. Je préfère lire avant. Eh bien je dois dire que j'ai beaucoup aimé ce livre pour plusieurs raisons : l'originalité du style d'écriture (tantôt on parle de Grenouille en décrivant ses faits et gestes, tantôt on parle de lui à travers des pensées de personnages, tantôt le narrateur s'adresse à nous). Ces différents va-et-vient nous permettent, je pense, de ne pas sombrer dans la monotonie parce qu'il faut quand même admettre que certains passages peuvent être un peu longs. De plus, l'histoire est super. Un peu flippante mais vraiment bien. Au début, on se prend à avoir de la pitié pour ce pauvre petit enfant puis au fur et à mesure que le livre avance on se demande si ce n'est pas le Diable en personne. Je vous conseille de découvrir cette histoire, bonne lecture
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Extrait choisi :
"- C'est que, n'est-ce pas, commença la nourrice, ce n'est pas très facile à dire, parce que... ils ne sentent pas partout pareil, quoiqu'ils sentent bon partout mon Père, vous comprenez... Prenez leurs pieds par exemple, eh bien, là ils sentent comme un caillou lisse et chaud ; ou bien non, plutôt comme du fromage blanc... ou comme du beurre, comme du beurre frais, oui c'est ça : ils sentent le beurre frais. Et le reste du corps sent comme... comme une galette qu'on a laissé tremper dans le lait. Et la tête, là, l'arrière de la tête, où les cheveux font un rond, là, regardez mon Père, là où vous n'avez plus rien..."
Et comme Terrier, médusé par ce flot de sottises minutieusement détaillées, avait docilement incliné la tête, elle tapotait sa calvitie.
"...c'est là, très précisément qu'ils sentent le plus bon. Là, il sentent le caramel, cela sent si bon, c'est une odeur si merveilleuse mon père, vous n'avez pas idée ! Quand on les a sentis à cet endroit là, on les aime, que ce soient les siens ou les enfants des autres. Et c'est comme ça, et pas autrement, que doivent sentir les petits enfants? Et quand ils ne sentent pas comme ça, quand là-haut derrière la tête ils ne sentent rien du tout, encore moins que de l'ai froid comme celui-là, ce bâtar, alors... Vous pouvez expliquer ça comme vous voulez, mon père mais moi..."."
Par Headbanging, Samedi 7 Avril 2007 à 13:42 GMT+2 dans + Livres (article, RSS)




