Lundi 31 Mar 2008
Une vie - Simone Veil
Par Headbanging, Lundi 31 Mar 2008 à 21:41 GMT+2 dans + Livres
Résumé de la quatrième de couverture :Simone Veil accepte de se raconter à la première personne.
Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée en France et à l'étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps.
Elle s'y montre telle qu'elle est : libre, véhémente, sereine.
>> Cette autobiographie est très intéressante. On ne peut qu'admirer cette femme, tout ce qu'elle a pu accomplir malgré son début de vie difficile. J'ai du mal à imaginer ce que seraient certains aspects de la vie politique française si elle n'avait pas été là pour chambouler quelques trucs. On découvre une femme à convictions, qui s'investit à fond pour défendre ses idées. Si vous avez envie d'en savoir plus sur cette dame remarquable, je vous conseille fortement de vous plonger dans ce livre, vous en ressortirez impressionnés. <<
Extraits choisis :
[...]
"Le voyage a duré deux jours et demi ; du 13 avril à l'aube du 15 au soir à Auschwitz-Birkenau. C'est une des dates que je n'oublierai jamais, avec celle du 18 janvier 1945, joue où nous avons quitté Auschwitz, et celle du retour en France, le 23 mai 1945. Elles constituent les points de repère de ma vie. Je peux oublier beaucoup de choses, mais pas ces dates. Elles demeurent attachées à mon être le plus profond, comme le tatouage du numéro 78651 sur la peau de mon bras gauche. A tout jamais, elles sont les traces indélébiles de ce que j'ai vécu."
[...]
"Ce qui ruine le pessimisme fondamental des adeptes de la banalisation c'est à la fois le spectacle de leur propre lâcheté, mais aussi, en contrepoint, l'ampleur des risques pris par les Justes, ces hommes qui n'attendaient rien, qui ne savaient pas ce qui allait se passer, mais qui n'en ont pas moins couru tous les dangers pour sauver des Juifs que, le plus souvent, ils ne connaissaient pas. Leurs actes prouvent que la banalité du mal n'existe pas. Leur mérite est immense, tout autant que notre dette à leur égard. En sauvant tel ou tel individu, ils ont témoigné de la grandeur de l'humanité."
[...]
"Je me suis du reste demandé, à l'époque, si les hommes n'étaient pas, en fin de compte, plus hostiles à la contraception qu'à l'avortement. La contraception consacre la liberté des femmes et la maîtrise qu'elles ont de leur corps, dont elle dépossède ainsi les hommes. Elle remet donc en cause des mentalités ancestrales. L'avortement, en revanche, ne soustrait pas les femmes à l'autorité des hommes, mais les meurtrit."
Du coup, je vais dormir donc MON (grand) lit (toute seule) et me réveiller tard. Que du bonheur 



