Psykup - En vivre libre ou mourir
Lundi 14 Avril 2008, 21:41 GMT+2Par HeadbangingCet article a été lu 0 fois
En vivre libre, ça veut dire sauver les meubles. Chaque jour, chaque chèque est dur. Et dis-toi que la terre est meuble, mouvante, molle même, et qu'elle n'endure pas les coups, qu'on encaisse. Dire qu'on nous croit des altesses...
Sereine, ici, ma télé est pleine de pensées. De pensées si sombres qu'il faudra en dépenser de l'énergie, de la matière pour éclairer ces peines, ces ombres, arrêter de dire qu'on tombe.
Arrêter de chanter, de pointer l'erreur, arrêter, menotter, emballer, bâilloner ces idées noires, ces heurts. Arriver à l'heure belle de ceux qui se lèvent tôt, arranger le bonheur pour qu'ils rencontrent un jour nos mots.
Sans que quiconque, sans qu'un gros fils en col blanc, nous corrige les vices, nous oriente l'hélice. Sans qu'un fils de son père vienne faire sa justice. "Une musique à risques", "il faut que j'm'imisce", "ne faites donc pas vos artistes"...
Il y a trop d'argent en jeu. Trop de gens qui jouent leur place, en mieux. La survie du gîte. Le choix de l'élite. En joug le public. Toi, tu fermes ta gueule et tu joues, tu joues, tu la cloues et tu refermes bien la porte en sortant du trou.
Ta gueule, j'la fais, ta gueule, tu sais, tu la verras au Primavera, en couv des magazines qui parleront de toi, avec mes pubs qui parleront de toi, les mômes parleront de toi, et nous aussi, nous parlerons de toi.
Si les ventes baissent, si ton froc tu ne le baisses pas, si tu ne cesses pas de crier au loup, de dire que c'est mal le grand capital, le commerce anakl. Prends ce tee shirt du Che, tape sur Sarko, tu seras idéal...
L'image dégage une certaine forme d'engagement : celle du mouton sans rage, blanc, qui se peint en noir, faisaient comme si la contestation était une caution, une attestation de sa politisation : l'artiste est un pion...
J'en veux | J'en crève | J'en vis | J'enrage | Tant mieux
J'élève | Mon rang | Je sers | Mon camp | Mes images
J'en rêve | A deux | J'en meurs | En cage | Attends
Je serre | Mes pages | Je perds | Mon temps | Je me pends
I'm not economically viable, viable...
I'm just a number, inferior to one, near to zero, near to zero...
I'm just a piece of shit, made of flesh and bones,
Emptied of ego, emptied of ego...
I'm not that reliable, reliable...
I'm not, I'm not basically trustable, trustable...
I'm just the man, still on the first floor, willing so much more...
I'm just a twenty-first century boy, fed up with his toys...
I'm not that viable, viable...
Ecoute ceux qui n'ont rien à dire
Ecoute, ce sont eux qui ont le choix des mots, le choix des faux débats, des morts combats, des sorts qu'on a, jetés sur le dos de ceux qui portent haut les idéaux
Pourquoi se battre pour une éthique battante ? Se battre pour des idées ? En mourir de mort lente ? Quand le combat est perdu d'avance, les nerfs en balance, je compte trop les pertes humaines ici en France
Car je n'ai plus la patience d'attendre, voir des drapeaux se tendre, des culs blancs se vendre, à quoi bon les pendre ? Je rêve de violence, de révolution, de millions d'errances, de transe, de lances et d'immolation...
Je rêve, je rêve, mais trêve de latence, grève des émissions, places aux exactions, les plans en action, des gars en faction, la France en frisson, la peur par wagons, le grand jour en somme. Aujourd'hui on solde.
En somme, au bout du compte, on est tous las. Fatigués de ces retours au même "chez moi". Chez toi, c'est toujours la fin du mois qui commence le quinze. Seize. Disette. La culture est loin.
Par moi, parfois, c'est la même rengaine. J'ai faim des toits qui couvrent plus que les murs. J'assène des jalousies plus que malsaines? Plus que tout, j'ai faim, j'ai faim de bouffer, faim de bouffer de la scène.
J'ai faim de chambres fortes sur lits de caviar, de piscines, de cuir, de voyages. Départ. Cap sur une autre vie, pleine de choses fines de tétines à fuir, de ménages à voir.
Cap sur les claps. Stop sur les clopes. Tape sur ta tête. C'est sur toute ta folie qu'il faudrait faire un break. Braque un peu plus. Freine dans la vie. Comme dans les virages. Il faudrait bien un jour conduire en ligne sage.
Sereine, ici, ma télé est pleine de pensées. De pensées si sombres qu'il faudra en dépenser de l'énergie, de la matière pour éclairer ces peines, ces ombres, arrêter de dire qu'on tombe.
Arrêter de chanter, de pointer l'erreur, arrêter, menotter, emballer, bâilloner ces idées noires, ces heurts. Arriver à l'heure belle de ceux qui se lèvent tôt, arranger le bonheur pour qu'ils rencontrent un jour nos mots.
Sans que quiconque, sans qu'un gros fils en col blanc, nous corrige les vices, nous oriente l'hélice. Sans qu'un fils de son père vienne faire sa justice. "Une musique à risques", "il faut que j'm'imisce", "ne faites donc pas vos artistes"...
Il y a trop d'argent en jeu. Trop de gens qui jouent leur place, en mieux. La survie du gîte. Le choix de l'élite. En joug le public. Toi, tu fermes ta gueule et tu joues, tu joues, tu la cloues et tu refermes bien la porte en sortant du trou.
Ta gueule, j'la fais, ta gueule, tu sais, tu la verras au Primavera, en couv des magazines qui parleront de toi, avec mes pubs qui parleront de toi, les mômes parleront de toi, et nous aussi, nous parlerons de toi.
Si les ventes baissent, si ton froc tu ne le baisses pas, si tu ne cesses pas de crier au loup, de dire que c'est mal le grand capital, le commerce anakl. Prends ce tee shirt du Che, tape sur Sarko, tu seras idéal...
L'image dégage une certaine forme d'engagement : celle du mouton sans rage, blanc, qui se peint en noir, faisaient comme si la contestation était une caution, une attestation de sa politisation : l'artiste est un pion...
J'en veux | J'en crève | J'en vis | J'enrage | Tant mieux
J'élève | Mon rang | Je sers | Mon camp | Mes images
J'en rêve | A deux | J'en meurs | En cage | Attends
Je serre | Mes pages | Je perds | Mon temps | Je me pends
I'm not economically viable, viable...
I'm just a number, inferior to one, near to zero, near to zero...
I'm just a piece of shit, made of flesh and bones,
Emptied of ego, emptied of ego...
I'm not that reliable, reliable...
I'm not, I'm not basically trustable, trustable...
I'm just the man, still on the first floor, willing so much more...
I'm just a twenty-first century boy, fed up with his toys...
I'm not that viable, viable...
Ecoute ceux qui n'ont rien à dire
Ecoute, ce sont eux qui ont le choix des mots, le choix des faux débats, des morts combats, des sorts qu'on a, jetés sur le dos de ceux qui portent haut les idéaux
Pourquoi se battre pour une éthique battante ? Se battre pour des idées ? En mourir de mort lente ? Quand le combat est perdu d'avance, les nerfs en balance, je compte trop les pertes humaines ici en France
Car je n'ai plus la patience d'attendre, voir des drapeaux se tendre, des culs blancs se vendre, à quoi bon les pendre ? Je rêve de violence, de révolution, de millions d'errances, de transe, de lances et d'immolation...
Je rêve, je rêve, mais trêve de latence, grève des émissions, places aux exactions, les plans en action, des gars en faction, la France en frisson, la peur par wagons, le grand jour en somme. Aujourd'hui on solde.
En somme, au bout du compte, on est tous las. Fatigués de ces retours au même "chez moi". Chez toi, c'est toujours la fin du mois qui commence le quinze. Seize. Disette. La culture est loin.
Par moi, parfois, c'est la même rengaine. J'ai faim des toits qui couvrent plus que les murs. J'assène des jalousies plus que malsaines? Plus que tout, j'ai faim, j'ai faim de bouffer, faim de bouffer de la scène.
J'ai faim de chambres fortes sur lits de caviar, de piscines, de cuir, de voyages. Départ. Cap sur une autre vie, pleine de choses fines de tétines à fuir, de ménages à voir.
Cap sur les claps. Stop sur les clopes. Tape sur ta tête. C'est sur toute ta folie qu'il faudrait faire un break. Braque un peu plus. Freine dans la vie. Comme dans les virages. Il faudrait bien un jour conduire en ligne sage.
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