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Après
la noyade de Pierre-Yves Bouju fin septembre, la
sanction préfectorale est tombée. Le patron de la boîte contre-attaque et la profession s'émeut.
La décision a été notifiée hier.
« Et dès mercredi minuit, le LC Club devra fermer pour un mois », confirme un policier. La préfecture a annoncé, dans la soirée, avoir
sanctionné la boîte de nuit. Le préfet a pris cet arrêté à la suite de la mort de Pierre-Yves Bouju.
Ce jeune homme de 23 ans s'était noyé en tombant dans la Loire le matin du 22 septembre après avoir passé la nuit au LC Club, au Hangar à bananes. S'appuyant sur un rapport des services de police, la préfecture estime
« qu'il existe un lien de causalité entre l'alcoolisation massive de M. Bouju au sein de l'établissement et son décès ». Le jeune homme avait été invité à quitter la discothèque avec ses amis en fin de nuit
« après un différend avec un autre client ».
Déambulant seul et ivre, il est tombé dans le fleuve. Philippe Clément, le patron de la discothèque réagit.
« J'estime pourtant qu'on a fait notre boulot correctement. »
Dès aujourd'hui, il va attaquer l'arrêté devant le tribunal administratif. Lequel aura trois jours pour décider d'une éventuelle suspension.
Les pertes provoquées par la fermeture s'annoncent très lourdes. Six soirées programmées pourraient être annulées.
« Et 80 000 € de cachets sont engagés, ajoute Philippe Clément.
Sans compter les 150 000 à 200 000 € de masse salariale perdus. » Et on ne parle pas là du manque à gagner...
« Catastrophique » Cette sanction préfectorale est indépendante de l'enquête judiciaire : le 24 octobre, le procureur de Nantes a ouvert une information judiciaire contre X
« pour délaissement d'une personne hors d'état de se protéger ». Il s'agit d'
éclaircir les circonstances dans lesquelles le jeune homme s'est noyé. Et le dossier est loin d'être clos.
S'il y a des poursuites, elles pourraient viser les professionnels ou les amis de Pierre-Yves Bouju ou toute autre personne qui l'aurait croisé. « D'ailleurs, je ne suis pas mis en examen, riposte Philippe Clément.
Pour l'instant, je ne suis pas responsable. Je ne comprends pas pourquoi la décision administrative arrive avant que la justice ait tranché. »
Dans le milieu de la nuit, déjà fortement marqué par une nouvelle réglementation préfectorale, cette décision sème un peu plus la
colère.
« C'est catastrophique, tonne Philippe Millau,
patron de boîte et représentant syndical de l'Umih (Union des métiers de l'industrie hôtelière). Nous sommes des boucs émissaires. On met en place de la sécurité à l'intérieur et devant nos établissements. On ne peut pas être tenus responsables de ce qui se passe au-delà ! » « Attention particulière » C'est pourtant bien un point visé par le préfet. Il considère que
« l'implantation en bord de Loire » du LC Club et sa proximité
« avec d'autres débits de boissons » impose une
« attention particulière ». Chacun appréciera à sa manière ce qu'il faut entendre par
« attention particulière ».
« Alors, il faut aussi demander des comptes à ceux qui ont imaginé un Hangar à bananes au bord de la Loire... », proteste un représentant de l'Umih.
« Faut-il raccompagner les gens chez eux ?, se demande Sylvain Aldebert, le patron du Ferrailleur, un établissement du Hangar.
C'est une décision qui déresponsabilise encore plus les gens. » Un autre professionnel est écoeuré : « C'est de l'affichage. Ce n'est pas avec ça que l'on va régler le problème de l'
alcoolisation des jeunes. »
Chantal BOUTRY.
* * *
Le Hangar à Bananes, je connais plutôt pas mal. Enfin surtout le Férailleur (café-concert métal). Quand on a découvert ce nouveau coin de Nantes, on s'était directement dit : y en a un, quand il s'ra bourré, il tombera dans la Loire. Ben pas loupé -_-"
Je suis plus que désolée pour les proches de ce mec qui s'est noyé mais faut-il fermer le LC Club (grande boîte de nuit) parce qu'ils ont servi de l'alcool à ce type et qu'il s'est noyé ? Je n'pense pas. Comme si les patrons de grande boîte comme celle ci ou de bars pouvaient passer leur temps à surveiller les gens.
J'avoue, je bois pas mal des fois. Mais j'sais pas comment il a pu en arriver là. Bon, ouais, on a tous des réactions différentes avec l'alcool mais là il a enjmabé les barrières quand même.
Je ne suis pas d'accord qu'on rende responsable le LC Club pour ce tragique accident.
Je ne suis pas d'accord qu'on rende les amis de ce mec responsables de cette histoire. Lors d'une soirée arrosée, on ne peut pas surveiller tous ses amis, c'est impossible, surtout dans une boîte comme le LC Club qui peut accueillir jusqu'à 2.000 personnes.
Pour moi, le seul responsable est le mec lui-même. Maintenant, même quand il s'agit d'accident, il faut toujours trouver des coupables. Ca devient fou.