"Homophobie : ensemble des attitudes et des actes qui vont dans le sens d'un rejet, d'une injustice envers une personne homosexuelle ou identifiée comme telle.
Pédé !
Voilà sans doute une des premières injures que les gamins échangent dans les cours d'école. Sans prendre conscience de sa signification réelle, ils abusent de cette insulte qui s'ancre dans les esprits à mesure que l'on grandit et devient "naturelle". Plus tard, s'il est attiré vers des personnes du même sexe, un adolescent comprendra la portée de cette attaque verbale, et en sera même profondément blessé...
Aux paroles peuvent s'ajouter des agressions physiques trop peu condamnées. Cette violence peut malheureusement conduire un jeu à des actes irrémédiables :
différentes études ont d'ailleurs conclu à un risque accru de suicide lié à l'orientation sexuelle.
Au fait, connaissez-vous la date de la dépénalisation de l'homosexualité en France ? Non?!
Ce n'est que depuis le 04 Août 1982 que l'homosexualité n'est plus considérée comme un délit. Le 17 Mai 1990, l'Organisation Mondiale de la Santé finit par retirer l'homosexualité de la liste des maladies mentales.
Aussi, dès 2005,
le 17 Mai est devenu LA journée internationale de lutte contre l'homophobie.
Autour du programme "Démocratie & Courage !", le collectif LMDE, la Fédération Nationale Léo Lagrande et Sida Info Service Association, soutenu pour l'occasion par le syndicat étudiant UNEF et le magazine TOC, engage des actions de sensibilisation auprès des jeunes et des étudiants, de sorte que la lutte contre l'homophobie et les discriminations soient l'objet d'un combat quotidien. Car sans qu'on y prenne garde, les préjugés s'installent et sont difficiles à faire tomber, même si l'étudiant est réputé jeune travailleur intellectuel éclairé."
[Extrait d'un prospectus reçu à la fac : une initiative COURAGE!]
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P'tit pédé - Renaud
T'as quitté ta province coincée
Sous les insultes, les quolibets
Le mépris des gens du quartier
Et de tes parents effondrés
A quinze ans quand tu as découvert
Ce penchant paraît-il pervers
Que tu l'as annoncé à ta mère
J'imagine bien la galère
Petit pédé
T'aurais été couard pas de lézards
Besoin d' l'annoncer à personne
Mais c'est franchement une autre histoire
Que d'avouer j'aime les hommes
C'est pas d' ta faute, c'est la nature
Comme l'a si bien dit Aznavour
Que c'est quand même sacrement dur
A l'âge des premières amours
Petit pédé
Toute sa vie à faire semblant
D'être normal comme disent les gens
Jouer les machos à tout bout de champ
Pour garder ton secret d'enfant
Dans le p'tit bled d'où tu viens
Les gens te traitaient pire qu'un chien
Il fait pas bon être pédé quand t'es entouré d'enculés
Petit pédé
A Paris tu as débarqué
Dans les back-room du Marais
Dans ce ghetto un peu branché
Tu as commencé à t'assumer
Pour tous les homos des bars gays
Tu étais un enfant perdu
Tu as été bien vite adopté
Même si c'était pour ton cul
Petit pédé
Tu t'es laissé aller parfois
A niquer plus que de raison
C'est ta liberté, c'est ton droit
T'as heureusement fais attention
Tu t'es protégé de ce mal
Qui a emporté tant de tes potes
Grâce à ce virus infernal
Ne sortez jamais sans capotes
Petit pédé
Bientôt tu trouveras un mec
Un moustachu ou un gentil
Alors tu te maqueras avec
Pour quelques jours ou pour la vie
Rêverez peut-être d'un enfant
Y en a plein les orphelinats
Sauf que pour vous papa, maman
C'est juste interdit par la loi
Petit pédé
Tu seras malheureux parfois
La vie c'est pas toujours le pied
Moi qui ne suis pas comme toi
Le malheur j'ai déjà donné
Qu'on soit tarlouze ou hétéro
C'est finalement le même topo
Seul l'amour guérit tous les maux
Je te le souhaite et au plus tôt
Petit pédé
Petit pédé...
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La photo par Lia Saile
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Une femme avec une femme - Mecano
Deux femmes qui se tiennent la main
Ça n'a rien qui peut gêner la morale
Là où le doute s'installe
C'est que ce geste se fasse sous la table.
Quand elles sont seules, comme elles n'ont rien à perdre
Après les mains, la peau de tout le reste
Un amour qui est secret
Même nues, elles ne pourraient le cacher
Alors, sous les yeux des autres
Dans la rue, elles le déguisent en amitié
L'une des deux dit que c'est mal agir
Et l'autre dit qu'il vaut mieux laisser dire.
Ce qu'ils en pensent ou disent ne pourrait rien y faire
Qui arrête les colombes en plein vol
A deux au ras du sol
Une femme avec une femme
Je ne veux pas les juger
Je ne veux pas jeter la première pierre
Et si, en poussant la porte
Je les trouve bouche-à-bouche dans le salon
Je n'aurais pas l'audace de tousser
Si ça me dérange, je n'ai qu'à m'en aller
Avec mes pierres elles construiraient leur forteresse
Qui arrête les colombes en plein vol
A deux, au ras du sol
Une femme avec une femme
L'une des deux dit que c'est mal agir
Et l'autre dit qu'il vaut mieux laisser dire
Ce qu'ils en pensent ou disent ne pourrait rien y faire
Qui arrête les colombes en plein vol
A deux, au ras du sol
Une femme avec une femme
Qui arrête les colombes en plein vol
A deux, au ras du sol
Une femme avec une femme