Toute vie est romanesque

Violences familiales

La mère de Dylan : "Je n'ai pas eu le courage et la force" d'arrêter :
La mère de Dylan, Adeline Marfe, a raconté mercredi devant les assises du Bas-Rhin n'avoir "pas eu le courage et la force" de mettre un terme au calvaire de son fils, que son compagnon Christophe Beugnot est accusé d'avoir martyrisé à mort en 2003.
"Je n'arrive pas à comprendre comment j'ai pu être amoureuse de quelqu'un comme ça", a confessé entre deux sanglots Adeline Marfe, 25 ans, qui encourt jusqu'à 30 ans de réclusion pour privation d'aliments ou de soins ayant entraîné la mort de son fils.
"Pourquoi": le mot est revenu sans cesse dans les questions du président Jérôme Bensussan. Elle avait trouvé par le passé la force de mettre un terme à ses relations précédentes: pourquoi a-t-elle autorisé Christophe Beugnot à s'installer chez elle et ses deux enfants, Dylan, 4 ans, et Tino, 6 ans, fin juin 2003, alors qu'il venait de lui éclater la lèvre en la giflant ?
"Parce que j'étais amoureuse", répond-elle, et parce qu'il s'était excusé aussitôt en la "baratinant".
A l'amour a succédé "la peur, et la honte", quand Beugnot a commencé à se montrer menaçant et de plus en plus violent envers elle, et de plus en plus sévère envers les enfants, infligeant par exemple à Tino de rester accroupi, un stylo pointé vers l'anus, pour qu'il accepte de l'appeler "papa".
En trois mois à peine, la vie avec le nouveau "papa" deviendra "un enfer". S'il "était contrarié, il était violent envers les enfants et envers moi. Il fallait toujours être d'accord".
Selon elle, il ne supportait pas non plus que l'on fasse du bruit avec la fourchette dans l'assiette, faute de quoi il n'hésitait pas à jeter l'assiette au mur.
Elle acceptera que Beugnot emmène Dylan chez sa mère à Vesoul à deux reprises, alors qu'elle avait déjà "des doutes" et que l'enfant présentait de premiers signes de violences, même s'il affirmait "comme papa l'a dit" être tombé sur le pied d'un lit ou avoir été couvert de bleus par un cousin.
Puis viendra le jour où son "papa" fera à Dylan "la tête comme une citrouille". Et celui où l'enfant passera une nuit entière nu, attaché sur une chaise devant la fenêtre, avant d'être corrigé au matin pour s'être assoupi.
Dylan sera retiré de la maternelle dès la mi-septembre. "Il avait des bleus, je ne pouvais pas le mettre à l'école", explique la mère.
"Quels soins ?", demande le président. "Aucun", murmure Mme Marfe dans un sanglot.
Au cabinet dentaire où elle effectuait un stage d'assistante, et face à ses parents chez lesquels elle s'est même rendue seule avec ses deux enfants fin août contre l'avis de Christophe Beugnot, Adeline Marfe ne dénoncera rien. Elle se dit comme paralysée. "Je ne pouvais pas parler de choses comme ça", dit-elle.
Tout au plus a-t-elle demandé à son employeur si elle avait eu le droit de refuser l'accès à son appartement, le 30 septembre, à une assistante sociale, ou parlé un jour à une cousine du supplice du stylo. Sans être plus explicite.
"Je sais que j'aurais pu le dire à n'importe quel moment mais je ne pouvais pas", reconnaît-elle. "J'étais perdue".
Christophe Beugnot, que l'enquête a identifié comme l'auteur des coups mortels sur Dylan, a continué de nier les "actes de torture et de barbarie" ayant entraîné la mort de l'enfant pour lesquels il encourt la réclusion à perpétuité.
Il a préféré accuser Adeline Marfe d'avoir frappé Dylan, auquel lui-même ne reconnaît avoir infligé qu'un jour "une petite claque sur la main".
Quant à Adeline, chez laquelle il prétend n'avoir jamais remarqué d'hématomes, tout au plus admet-il lui avoir donné "une fois, une claque".
Le soir du 3 octobre, Dylan était retrouvé mort dans son lit par deux médecins du Samu. Il portait de nombreuses traces de coups, de morsures, de brûlures de cigarettes, et avait même des excréments dans la bouche.
Le verdict est attendu pour le 31 mars.

Martyre de Dylan : la garnd-mère dénonce ce "silence qui tue" :
La grand-mère maternelle de Dylan, appelée à témoigner jeudi aux assises du Bas-Rhin, a dénoncé le silence qui a entouré le calvaire qu'a subi son petit-fils de 4 ans jusqu'à sa mort en octobre 2003, lançant un vibrant appel pour qu'un tel drame ne se reproduise plus.
"Je lance un cri: plus jamais ça. Je vous demande, M. le président, de tout faire pour que les gens comprennent que le simple fait de se taire a tué", a-t-elle lancé au procès de sa fille Adeline Marfe et du compagnon de celle-ci, Christophe Beugnot.
Dylan "était vif, il respirait la joie de vivre, il en voulait, il était rebelle parfois", a souligné sa grand-mère, dans un vibrant témoignage entrecoupé de larmes. "Quand il faisait une bêtise, on en riait parce qu'il le faisait de manière futée".
La grand-mère de Dylan a raconté que depuis qu'elle avait rencontré Christophe Beugnot en juin 2003, sa fille Adeline s'était "renfermée sur elle-même".
Fin août, elle l'avait vue avec ses enfants et l'avait interrogée sur un pansement que Dylan portait au front. Adeline lui avait alors dit que le petit était "encore tombé dans la douche". Par ailleurs, elle assure n'avoir "rien remarqué".
Jeudi, la cour d'assises a également entendu deux voisins du couple, qui ont reconnu avoir entendu au moins à deux reprises pendant l'été des pleurs d'enfants et des cris de Christophe Beugnot en provenance de l'appartement d'Adeline Marfe.
Le voisin de palier, un ex-petit ami de l'accusée, a même reconnu s'être plaint du comportement menaçant de Beugnot auprès du propriétaire, sans toutefois lui mentionner de coups contre les enfants. Le propriétaire l'aurait rassuré en disant qu'"une assistante sociale était sur le coup".
La grand-mère a également raconté les accusations portées après le drame par le frère aîné, Tino, 6 ans en 2003, à l'encontre de Christophe Beugnot. Tino lui a notamment dit que Christophe Beugnot "a fait beaucoup de mal à Dylan. Il a pris Dylan et il l'a tapé contre le sol (...) Il a mis du caca dans la bouche à Dylan".
Christophe Beugnot nie les "actes de torture et de barbarie" ayant entraîné la mort de Dylan pour lesquels il encourt la réclusion à perpétuité. Adeline Marfe risque jusqu'à 30 ans de réclusion pour privation d'aliments ou de soins ayant entraîné la mort de son fils.

Texte : ici

C'est là qu'on se dit que la peine de mort, ben parfois il y en a qui la méritent...
Pauvre gamin...

23 commentaires - aucun rétrolien

Manifestations Anti - CPE

Articles et images trouvés ici :

11 000 à 25 000 opposants au CPE mobilisés à Lyon :
Plusieurs milliers de personnes ont défilé samedi à Lyon à l'appel des syndicats de salariés et des mouvements d'étudiants et de lycéens contre le contrat première embauche (CPE).
Les manifestants, au nombre de 11.000 selon la police et de 25.000 selon les organisateurs, sont partis en milieu de matinée de la place Bellecour avant de se rendre à la bourse du travail.
Les syndicats, qui se sont déclarés eux-mêmes surpris de l'ampleur du cortège, ouvraient la marche aux côtés des organisations étudiantes ou lycéennes et commencent à croire à un possible recul de Dominique de Villepin.
"Manifestement, le Premier ministre semble s'interroger sur le bien-fondé de sa mesure", a déclaré un responsable de l'Unsa.
"Parents licenciés, jeunesse précarisée, ça va péter" ou "Crise perpétuelle de l'emploi, changement de proprio à l'Elysée", proclamaient des banderoles.
Environ 160 cortèges sont prévus samedi à travers la France dans le but de faire plier le gouvernement sur le CPE.

TITRE_IMAGE

Plus de 20 000 manifestants à Toulouse contre le CPE :
De nouveau mobilisés, des milliers d'étudiants, de lycéens et de salariés ont défilé à Toulouse pour exiger le retrait du contrat première embauche (CPE).
Les manifestants étaient 22.000, selon une première estimation policière, et 33.000 d'après des organisateurs.
Ils se sont réunis vers 11h00 place Arnaud Bernard aux cris de "Tous ensemble" avant d'entamer leur marche dans le centre-ville, qui est revenue vers midi à son point de départ.
"Contre la casse du code du travail", proclamait une banderole en tête du cortège.
Environ 160 cortèges sont prévus samedi à Paris et dans toute la France, lors de cette troisième vague de manifestations contre le CPE, qui a reçu cette fois le renfort des syndicats de salariés.

TITRE_IMAGE

15 à 30 000 manifestants contre le CPE à Rennes :
Rennes, haut lieu de la contestation étudiante, a vu 15.000 manifestants selon la police - 30.000 d'après les organisateurs - défiler samedi pour demander le retrait du CPE.
Avec en tête du cortège une fanfare et des étudiants revêtus de sacs poubelles portant l'inscription "Je suis jetable", la manifestation a également réuni lycéens, élus de gauche et salariés de la fonction publique et du secteur privé.
"On n'avait pas vu autant de monde à Rennes depuis le passage de Jean-Marie Le Pen au second tour de l'élection présidentielle", s'est félicité un syndicaliste.
Aux côtés du maire socialiste de Rennes Edmond Hervé, Daniel Delaveau, autre maire socialiste de l'agglomération, a estimé qu'il était "temps que le gouvernement entende la voix des gens qui sont dans la rue". "On ne peut pas se dire favorable au dialogue et ne pas dialoguer", a t-il ajouté.

TITRE_IMAGE
Ce sont les NOUVELLES règles du CPE : De Villepin s'est senti obligé de donner des garanties aux jeunes pour que sa loi passe ! Ces règles n'étaient pas prévues dans la première version du CPE, ce qui prouve bien que c'est une loi de m****

Troisème vague de manifestation contre le CPE :
Tandis que l'exécutif oscille entre fermeté et conciliation, des milliers de manifestants ont commencé à défiler samedi en France dans le but de faire plier Dominique de Villepin sur le contrat première embauche (CPE).
Les syndicats de salariés, qui ont rejoint les mouvements étudiants et lycéens, espèrent mobiliser près d'un million et demi de personnes, soit un chiffre supérieur aux défilés des 7 février et 7 mars.
Environ 160 cortèges sont prévus en France, avec des manifestations régionales dans les principales villes pour cette troisième journée nationale de manifestations en six semaines.
La manifestation parisienne devait démarrer en début d'après-midi à Denfert-Rochereau pour rejoindre la place de la Nation.
Mais des milliers de manifestants sont déjà descendus dans la matinée dans les rues de plusieurs villes de province, comme Lyon et Toulouse, avec pour slogan "Tous ensemble", notamment.
Vendredi, Jacques Chirac a souhaité que le dialogue s'ouvre "au plus vite" après deux mois de conflit, mais forts de sondages montrant le soutien d'une majorité de Français, les opposants au CPE exigent le retrait préalable du texte gouvernemental.
La démonstration de force de jeudi (250.000 manifestants selon les autorités, le double selon l'Unef), n'a pas fait fléchir Dominique de Villepin.
VILLEPIN PRET A UN GESTE ?
Si le retrait du CPE n'est pas évoqué, l'exécutif travaille à une sortie de crise et l'ampleur de la journée de samedi pourrait s'avérer déterminante dans cette réflexion.
Les présidents d'université ont demandé vendredi soir à Dominique de Villepin la suspension du CPE afin d'engager des négociations sur la formation et l'emploi des jeunes.
Le Premier ministre semble "en cours de réflexion" sur l'opportunité d'une telle phase de consultations, a déclaré Yannick Vallée, premier vice-président de la Conférence des présidents d'université (CPU), à l'issue d'une réunion à Matignon.
Dans le même temps, Dominique de Villepin a défendu la "liberté d'étudier" alors que le blocage se poursuit sur plusieurs campus universitaires.
Du côté syndical, Bernard Thibault a brandi la menace d'une journée de grève dans toute la France si le gouvernement ne retirait pas le CPE.
"S'il nous y contraint, il faudra discuter d'une journée passant par des arrêts de travail sur l'ensemble du pays. Cela fait partie des hypothèses", a déclaré le secrétaire général de la CGT.
"Nous ne pouvons pas laisser s'installer en France le droit de licenciement sans motif, cela n'existe dans aucun pays européen", a-t-il affirmé.
S'ils ne sont pas entendus, les syndicats de salariés (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa, Solidaires, FSU), étudiants et lycéens (Unef, Fidl, UNL) entendent "passer à la vitesse supérieure".
Ils devaient faire le point samedi soir sur les "suites" de leur action.

TITRE_IMAGE

9 commentaires - aucun rétrolien

Existence de Jésus : la justice italienne prend le temps de la réflexion

VITERBE (AFP) - La justice italienne a décidé vendredi de prendre le temps de la réflexion dans un procès intenté à un prêtre, accusé par un Italien athée d'avoir "abusé de la crédulité populaire" pour avoir présenté Jésus comme un personnage historique.
Le tribunal de Viterbe, au nord-ouest de Rome, dans la région du Latium, avait convoqué vendredi matin les deux parties pour une audience Le plaignant, Luigi Cascioli, 72 ans, était au rendez-vous avec son avocat, Me Mauro Fonzo. L'accusé, le père Enrico Righi, 75 ans, curé de la paroisse de Saint Bonaventure à Bagnoregno (centre) était en revanche absent, représenté par son défenseur, Me Severo Bruno.
L'audience, fermée à la presse, a été brève. Le juge Gaetano Mautone a écouté les arguments, puis il a déclaré aux deux parties qu'il les informerait sur la date de la prochaine audience.
Liugi Cascioli s'est déclaré "très content" que le procès aille de l'avant et, profitant de la présence de nombreux journalistes étrangers, il a fait la promotion de son livre, La fable du Christ, qu'il vend 14€50.
L'homme, agronome de formation, se dit athée et utilise ce procès comme une tribune pour ses thèses, qu'il développe en italien, en anglais, en français et en espagnol sur un site internet très sophistiqué: www.luigicascioli.it
Il a réaffirmé vendredi que "le Christ n'a pas existé, mais est un personnage inventé par l'Eglise" et a accusé le père Righi d'avoir "abusé de la crédulité populaire" en le présentant comme un personnage historique.
"L'opinion publique à le droit de savoir qu'un débat sur ce thème est en cours", a-t-il lancé.
L'affaire a commencé le 11 septembre 2002, lorsqu'il a porté plainte contre le père Righi.
"Avec cette plainte, je ne cherche pas à contester aux chrétiens la liberté de professer leur foi, garantie par l'article 19 de la Constitution, mais je veux protester contre l'abus commis par l'Eglise catholique qui, en se prévalant de son prestige, inculque comme réels et historiques des faits qui ne sont que des inventions", affirme-t-il.
Il se prévaut de l'article 661 du code pénal italien qui sanctionne pour "abus de la crédulité populaire" les personnes qui par le biais d'impostures trompent une multitude de personnes.
"Dans le cas d'espèce, les ministres du culte de l'Eglise catholique comme Righi professent des faux historiques en présentant comme des vérités et des faits réellement survenus des faits inventés pour les nécessités de la doctrine religieuse", soutient-il.
Luigi Cascioli a obtenu le 11 mai 2004 que la justice poursuive le père Righi et la tenue d'un procès en bonne et due forme.
Le procès coïncide avec la campagne pour les élections législatives du 9 avril durant laquelle l'Eglise catholique s'est vue à plusieurs reprises accusée d'ingérence dans la vie du pays par l'opposition de gauche radicale.
Texte

aucun commentaire - aucun rétrolien

Douze ans de réclusion pour l'incendiaire dans le Var

DRAGUIGNAN (Reuters) - La cour d'assises du Var a condamné à douze ans de réclusion criminelle, Stéphane Audibert, pour un incendie volontaire commis durant l'été 2003 dans le sud de la France.
L'avocat général, Michel Raffin, dans son réquisitoire, avait réclamé 13 ans de réclusion. Stéphane Audibert, 24 ans, est accusé d'avoir allumé un feu à la Motte (Var), le 28 juillet 2003, lors de la canicule.
Ce feu, que les pompiers ont mis quatre jours à circonscrire, a détruit 2.000 hectares de forêts, de garrigues et de vignobles dans le sud de la France. Dix pompiers furent blessés en le combattant.

Article et image trouvés ici

TITRE_IMAGE

7 commentaires - aucun rétrolien

L'intégrale d'AC/DC jouée non-stop pour une oeuvre de charité en Finlande

HELSINKI (AFP) - Des rockers au grand coeur se relaieront le 18 février sur une scène finlandaise pour jouer l'intégrale d'AC/DC au profit d'une association.
Les groupes Leningrad Cowboys, Ismo Alanko and Freud, Marx, Engels & Jung notamment se produiront pendant plus de quinze heures consécutives pour épuiser le répertoire hard-rock le plus populaire au monde.
Au total, 13 des 14 albums enregistrés en studio par le groupe australo-écossais seront joués sur la scène du Club Atria d'Oulu (centre-ouest) à partir de 10h00 et jusqu'à tard dans la nuit, a indiqué Pertti Havas, à l'initiative de cet événement.
"Aucun groupe n'a accepté de jouer l'album Fly on the wall. Pour être honnête, c'est le plus mauvais d'AC/DC. Il est vraiment nul", a-t-il déclaré.
Les bénéfices de la soirée seront reversés à l'Association finlandaise pour la santé mentale, a-t-il précisé.
L'article

1 commentaire - aucun rétrolien

Page précédente | 1 2 3 4 5 6 7