Mardi 15 Avr 2008
C'est tout c'qu'on aime ! (06)
Par Headbanging, Mardi 15 Avr 2008 à 18:29 GMT+2 dans + Contrat à Durée Indéterminée
J'me rends compte que j'vous ai pas tout dit.En gros, vous savez que je ne bosse plus à McDo, ça y est c'est fini mais pourquoi me demanderez-vous ? Licenciée ? Démissionner ?
Donc, je vous explique déjà les bases de mon contrat : je travaillais tous les samedi matin et midi + les dimanches midi et soir. Faut savoir qu'évidemment, ce sont les deux jours de la semaine les plus chargés niveau clients, surtout le dimanche soir, où en général, on morfle de 18h à 21h minimum.
Moi j'arrivais le vendredi soir chez mes parents, plus ou moins lessivée par ma semaine de cours (mes horaires ne sont absolument pas fixes pour mes premières heures de cours donc impossible de me construire un rythme un minimum stable pour la semaine). Le vendredi soir, je vois mes potes, normal. On va boire un verre ou on va en concert. En général, ça n'allait pas plus loin parce que W. travaille souvent le samedi et N. quelques fois. Moi, tous les samedis matins, je travaillais et je commençais généralement à 8h, ce qui sous-entend que je me levais à 7h puisque j'avais la chance d'habiter à 3km de mon boulot. Puis, je finissais en général à 15h. Il y a eu une période où j'enchaînais directement sur la piscine, histoire de bien me fatiguer encore. Arrive le samedi soir où je sors, évidemment. Sauf que là, j'étais la seule à bosser le lendemain matin donc évidemment, la bande de potes est plus motivée pour bouger puisque sur le tas, y en a qu'une qui bosse. Moi, je suivais, normal. Alors, pareil, soit concert, soit sortir boire un verre dans un bar. Mais en général, c'était plus que ça : grosse soirée, sortie en boîte. En gros, c'est pas le samedi que je me couchais tôt. Je savais, à chaque fois, que les lendemains allaient être difficiles. Mais j'assumais. Je ne voulais absolument pas que le boulot me prive de mes sorties entre potes, de m'amuser, de boire aussi.
Mais il est arrivé un moment où ça n'a plus suivi. Je passais ma semaine à récupérer du week-end. Je dormais jusqu'à pas d'heures les lundis et mardis où j'avais pas cours et en plus, je me couchais tôt. Il m'arrivait souvent de faire des siestes les midis avant d'aller en cours. Sauf que ça arrive souvent que, sur moi, la sieste ait l'effet inverse : je me sens encore plus fatiguée en me levant d'une sieste. J'arrivais en cours avec des fentes en guises d'yeux, des cernes très prononcés, des bâillements incessants, un manque de concentration évident. Je pense que c'est en partie à cause de ça que j'ai échoué lamentablement au premier semestre. Pas beaucoup de temps pour réviser, fatigue accumulée (je m'endormais sur mes révisions). J'allais pas tarder à craquer.
Jusque là, niveau ambiance avec les collègues ça allait. Des managers me disaient que je travaillais bien, que j'étais autonome etc... On a même fait des chiffres incroyables, en partie grâce à moi, à mon adaptation à un nouveau poste : dès là deuxième fois à ce poste, les chiffres étaient bons. La flemme de vous expliquer quoi, c'est long. Mais çà s'est gâté avec une seule personne, une personne hiérarchiquement plus élevée. Sans que je ne comprenne pourquoi. Quand je travaillais le samedi matin, je faisais toujours la même chose. J'avais mon organisation, mon rythme, ce qui fait que j'étais, la plupart du temps, dans les temps. Mais cette personne était toujours sur mon dos, à me lancer des regards blasés. Je me faisais engueuler pour des détails, c'était vraiment sans importance. Ce qui fait qu'au bout de deux week-end à suivre dans cette ambiance, j'allais au boulot à reculons. Je redoutais. Qu'allait-on encore me reprocher ? Quel détail allais-je mal faire ?
De plus, je vous avais parlé d'une promotion. On m'a entubée... On m'en a parlé avant confirmation. Je savais qu'il fallait quelques confirmations en plus, normal mais pour moi, c'était dans la poche. Dans la pratique, ce nouveau "grade" allait m'être attribué. Eh bien non. Un samedi, je devais officiellement avoir cette promotion. Le samedi, j'arrive, toute guillerette mais néanmoins stressée par ces nouvelles responsabilités. On m'envoie faire le ménage. Pas d'explications. Rien. Je n'ai pas osé demander. J'aurais craqué. J'étais tellement énervée que j'en avais le menton qui tremblait, j'étais à deux doigts de m'effondrer. M'accorder si peu de considération alors que quelques temps auparavant on me promettait un nouveau poste...
Ce geste a confirmé la décision à laquelle j'avais songé : la démission. Le fait qu'on remette en cause le moindre de mes faits et gestes, qu'on me fasse ce sale coup a été difficile à encaisser. Je ne supporte pas. Moi je suis quelqu'un qui accepte beaucoup de choses, qui est prête à rendre service quand on lui demande gentiment etc... Mais, là je n'ai jamais rien eu en retour. Une fois, j'ai demandé à avoir mon dimanche matin pour cause d'anniversaire fêté la veille au soir. J'ai commencé à 10h. Je suis l'une des employées qui a dû rendre le plus de service et je n'ai jamais rien eu en retour.
Je n'avais pas demandé cette promotion. On m'en avait touché deux mots au début, j'allais y réfléchir. On me l'a demandé plus officiellement, j'ai accepté. Normal. C'est difficile de refuser quand même. Le pire, c'est qu'aucun de mes supérieurs hiérarchiques ne m'a expliqué ce revirement de situation. J'ai eu des échos et c'est tout. Je ne sais pas si c'est vrai.
Quand j'ai présenté ma lettre, on était prêt à faire des concessions. Personne n'a envisagé, devant moi, que c'était ce qu'on m'avait fait qui a été la goutte qui a fait déborder le vase. Tout de suite, on m'a dit que je travaillais bien. Etc...
J'ai fait mon dernier week-end là-bas il y a quelques temps déjà. Ca m'a fait bizarre. Je commençais vraiment à m'entendre avec tout le monde. L'ambiance me plaisait à nouveau. Mais je ne regrette pas. Cela dit, je n'ai pas évoqué toutes les raisons qui ont motivé mon choix.
Donc, depuis quelques temps, je passe des vrais week-end, je profite. Le week-end dernier, je me suis couchée à 6h30 en me disant que ce n'était pas grave puisque je n'avais pas d'heure fixe pour me lever. Toute la journée, j'ai erré avec mes binocles (je ne les mets que le matin et le soir sinon, c'est lentilles), en pantalon large moche avec une énorme doudoune en guise de pull. J'avais une sale gueule mais je m'en foutais : je n'allais voir personne, je ne devais pas forcément avoir l'air présentable, pour une fois.
Un article sur mon boulot... Ca faisait vraiment longtemps et j'parie que ça vous manquait (ou pas, mais ça faut pas sire si c'est vrai !).
Ca fait un bout d'temps que j'vous ai raconté ma vie à McDo. Il s'est passé quelques trucs en plus.
Je reviens du boulot et je suis LESSIVEE !
Au programme, une journée intensive de sport pour éliminer les repas McDo même si je prends des salades des fois, c'est difficile de résister au Sundae Caramel...
Je suis crevée de chez crevée ! Deux jours de suite à me lever à 7h du matin (un samedi et un dimanche), c'est cruel ! Mais je l'ai voulu
* ..."I"m lovin' it !" à la française...
Ca y est, j'ai signé !



