Toute vie est romanesque

Les jolies choses - Virginie Despentes

Couv'Résumé de la quatrième de couverture :
Pauline et Claudine sont sœurs jumelles et pourtant, tout les sépare. La première, rebelle et fidèle, refuse le compromis. La seconde, fonceuse et paumée, aime séduire et plaire. Mais quand cette dernière se suicide, Pauline prend sa place et bascule dans un monde factice et frelaté.

>> Il m'a fallu un certain temps pour m'adapter au style de l'auteure. Mais l'histoire est bonne, quoique un peu tirée par les cheveux mais c'est ce qui est bon parce qu'on y croit quand même. Le "monde factice et frelaté" est celui des people, des coucheries, du fric à tout prix, de la coke, et j'en passe... Que du bonheur quoi -_-" <<

Extraits choisis :

[...]

"A force, il connaît ses petites manigances de fille pas bienveillante. Qu'elle couche avec ou pas, l'homme reste son pire ennemi. Les premières fois qu'elle coince un mec, elle est gentille comme une nounou, entre deux pipes, vraiment sympa. Jusqu'au jour où elle disparaît, elle fait ce coup-là presque chaque fois, histoire qu'ils sentent comme ils y tiennent. Quand elle y retourne, c'est du sérieux, et les lascars se mettent à payer. Jusqu'au jour où ça ne suffit plus à Claudine, les cadeaux, les attentions, les preuves d'amour. Alors c'est la phase finale : elle s'arrange pour qu'ils apprennent non seulement qu'elle se fait tirer ailleurs, mais surtout combien elle aime ça. Elle laisse échapper, feignant un désarroi sincère, "si tu savais comme il me fait jouir"."

[...]

"Après des siècles d'interdiction de montrer, femmes sommées d'exhiber qu'elles ont bien tout aux normes, qu'elles se sont calibrées : voilà mes jambes interminables, glabres et hâlées, mon derrière correctement musclé, mon ventre plat nombril percé, mes seins énormes fermes et moulés, ma belle peau saine et pas vieillie, les cils sont longs, mes cheveux brillants."

[...]

"En claquant la porte derrière lui, il se fait la réflexion que c'est con, les mensonges qu'on a et qu'on trouve si terribles, une fois qu'on les crache ça ne surprend personne. Alors que d'autres choses, qu'on pensait anodines, déclenchent de grandes catastrophes."

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Le serment des limbes - Jean-Christophe Grangé

Présentation de l'éditeur :
Quand Mathieu Durey, flic à la brigade criminelle de Paris apprend que Luc, son meilleur ami, flic lui aussi, a tenté de se suicider, il n'a de cesse de comprendre ce geste. Il découvre que Luc travaillait en secret sur une série de meurtres aux quatre coins de l'Europe dont les auteurs orchestrent la décomposition des corps des victimes et s'appuient sur la symbolique satanique. Les meurtriers ont un point en commun : ils ont tous, des années plus tôt, frolé la mort et vécu une « Near Death Experience ». Peu à peu, une vérité stupéfiante se révèle : ces tueurs sont des « miraculés du Diable » et agissent pour lui. Mathieu saura-t-il préserver sa vie, ses choix, dans cette enquête qui le confronte à la réalité du Diable ?

couv'

>> Quand je parle de Jean-Christophe Grangé, j'ai toujours l'habitude de dire : "c'est celui qui a écrit Les rivières pourpres". Beaucoup de personnes ont vu le film, mais pas lu le livre. Ca donne une idée même si Les rivières pourpres est un livre assez sage comparé à ce qu'il a peu écrire d'autre. Bref. Jean-Christophe Grangé est un de mes auteurs favori (à un moment, c'était lui LE favori d'ailleurs), j'adore son style, j'adore son imagination, j'adore ses histoires, j'adore ses fins rocambolesques et époustouflantes. Cependant, je dois avouer que j'ai eu quelques difficultés à me plonger dans cet opus (difficile de relever le niveau après le sublime ouvrage La ligne noire en fait) et pourtant, quand j'y repense, je me demande encore pourquoi parce que tout est fait pour nous plonger tout de suite dans l'histoire de Mathieu et Luc. En tout cas, l'histoire est très bien ficelée, le personnage de Mathieu est original, obstiné, déstructuré, etc...La fin est grandiose. <<

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Le Magasin des Suicides - Jean Teulé

Résumé de la quatrième de couverture :
Vous avez raté votre vie ?
Avec nous vous réussirez votre mort !


Imaginez un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients possibles pour se suicider. Cette petite entreprise familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre...

>> J'ai adoré! J'en avais entendu parler à la télé l'année dernière et je m'étais dit qu'il fallait à tout prix que je l'achète! J'ai mis du temps, mais ça y est je l'ai acheté et lu en 2 jours (bon, environ 150 pages, c'est pas la mer à boire, c'est sûr!)! J'aime ce style d'écriture : pas de perte de temps dans des descriptions et sentiments inutiles, de l'humour noir comme il faut, des chapitres courts, une histoire qui ne traîne pas en longueur, du concret, toujours du concret. En plus, le thème du suicide et de la mort en général d'ailleurs est abordé avec une légèreté parfois déconcertante. Je vous le conseille, moment de pur bonheur et de détente assuré ! <<

Extrait choisi :
"- La vie est ce qu'elle est. Elle vaut ce qu'elle vaut ! Elle fait ce qu'elle peut elle aussi avec ses maladresses. Faut pas trop lui en demander non plus à la vie. De là à vouloir la supprimer ! Autant prendre tout ça du bon côté ! Et puis laissez ici cette corde et ce revolver zetable. Angoissée et paniquée comme vous êtes ces temps-ci, vous allez tirer dans le nœud coulant, ce sera n'importe quoi. C'est un coup à tomber du tabouret et se casser le zenou. Vous n'avez pas mal au zenou, là ?"

Couv'

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Le retour du professeur de danse - Henning Mankell

Résumé de la quatrième de couverture :
Décembre 1945. Dans l'Allemagne vaincue, un homme se rend à la prison de Hameln. Là, il procède à la pendaison de criminels de guerre nazis. Mais l'un d'eux a échappé à son sort.
Octobre 1999, dans le nord de la Suède, Herbert Molin, un policier à la retraite, est torturé à mort. Dans sa maison isolée, les empreintes sur le parquet semblent indiquer que le tueur a esquissé un tango sanglant avec sa victime.
Au même moment, à l'autre bout de la Suède, le jeune policier Stefan Lindman apprend deux mauvaises nouvelles : il a un cancer et son ancien collègue a été assassiné. Les ombres d'un passé très noir se sont réveillées. Mais lui n'a plus rien à perdre.

couv'

>> C'est un bon livre. Vu le résumé je m'attendais à un truc assez gore, à un fétichiste du tango et qu'il y aurait tout plein de meurtres identiques. Mais en fait non. On se concentre sur celui-ci et sur le passé de la victime. On y découvre une Suède pas tout à fait clean sur les réseaux clandestins qui prônent les idées nazies et ça en est flippant parce qu'au final, ça ne m'étonnerait pas tant que ça que ce soit vrai, hélas... L'histoire est bien ficelée, haletante. La fin est surprenante, le héros va vraiment jusqu'au bout de l'enquête. J'ai un petit bémol sur la traduction par contre mais bon j'imagine que le suédois ça doit être particulier peut-être. <<

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Une vie - Simone Veil

Couv'Résumé de la quatrième de couverture :
Simone Veil accepte de se raconter à la première personne.
Personnage au destin exceptionnel, elle est la femme politique dont la légitimité est la moins contestée en France et à l'étranger ; son autobiographie est attendue depuis longtemps.
Elle s'y montre telle qu'elle est : libre, véhémente, sereine.

>> Cette autobiographie est très intéressante. On ne peut qu'admirer cette femme, tout ce qu'elle a pu accomplir malgré son début de vie difficile. J'ai du mal à imaginer ce que seraient certains aspects de la vie politique française si elle n'avait pas été là pour chambouler quelques trucs. On découvre une femme à convictions, qui s'investit à fond pour défendre ses idées. Si vous avez envie d'en savoir plus sur cette dame remarquable, je vous conseille fortement de vous plonger dans ce livre, vous en ressortirez impressionnés. <<

Extraits choisis :

[...]

"Le voyage a duré deux jours et demi ; du 13 avril à l'aube du 15 au soir à Auschwitz-Birkenau. C'est une des dates que je n'oublierai jamais, avec celle du 18 janvier 1945, joue où nous avons quitté Auschwitz, et celle du retour en France, le 23 mai 1945. Elles constituent les points de repère de ma vie. Je peux oublier beaucoup de choses, mais pas ces dates. Elles demeurent attachées à mon être le plus profond, comme le tatouage du numéro 78651 sur la peau de mon bras gauche. A tout jamais, elles sont les traces indélébiles de ce que j'ai vécu."

[...]

"Ce qui ruine le pessimisme fondamental des adeptes de la banalisation c'est à la fois le spectacle de leur propre lâcheté, mais aussi, en contrepoint, l'ampleur des risques pris par les Justes, ces hommes qui n'attendaient rien, qui ne savaient pas ce qui allait se passer, mais qui n'en ont pas moins couru tous les dangers pour sauver des Juifs que, le plus souvent, ils ne connaissaient pas. Leurs actes prouvent que la banalité du mal n'existe pas. Leur mérite est immense, tout autant que notre dette à leur égard. En sauvant tel ou tel individu, ils ont témoigné de la grandeur de l'humanité."

[...]

"Je me suis du reste demandé, à l'époque, si les hommes n'étaient pas, en fin de compte, plus hostiles à la contraception qu'à l'avortement. La contraception consacre la liberté des femmes et la maîtrise qu'elles ont de leur corps, dont elle dépossède ainsi les hommes. Elle remet donc en cause des mentalités ancestrales. L'avortement, en revanche, ne soustrait pas les femmes à l'autorité des hommes, mais les meurtrit."

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Le Diable s'habille en Prada - Lauren Weisberger

Résumé de la quatrième de couverture :
Andrea n'en revient pas : même avec ses fringues dépareillées, elle l'a décroché ce job de rêve. La jeune femme de vingt-trois ans va enfin intégrer la rédaction de Runway, prestigieux magazine de mode new-yorkais! Et devenir l'assistante personnelle de la rédactrice en chef, la papesse du bon goût, la dénommées Miranda Priestly. Une chance inouïe pour Andrea : des milliers d'autres filles se damneraient pour être à sa place !
Mais derrière les strass et les paillettes de cette usine à rêves se cache un enfer peuplé de talons aiguilles et de langues de vipère. Leurs raisons de vivre ? Répondre à TOUTES les angoisses existentielles de la déesse Miranda. Justement, cette dernière vient de trouver une nouvelle victime de la mode : "An-dre-ââ"...

couv'

>> Enfin un livre "girly" où je ne me sens pas dépassée, où j'ai pas l'impression d'être totalement out ! L'héroïne est le genre de nana qui n'y connaît rien à la mode et elle se retrouve plongée dans cet univers du jour au lendemain... Plutôt déroutant j'imagine. Un an "d'esclavage" pour que les portes s'ouvrent à elle... J'imagine très bien qu'en réalité, ça se passe comme ça. Plein de sacrifices à faire aux niveaux familial, sentimental, amical, matériel... En tout cas, ce livre est très divertissant, amusant, bien écrit. On ne s'ennuie pas ;) Par contre, j'ai été un peu déçue par la fin ! Pour une fois, je voulais une fin "banale", logique, qui suivrait le fil du livre. Elle est bien quand même hein ;) Mais je voulais que ça se finisse autrement !! Maintenant, la prochaine étape, c'est le film !! <<

Extrait choisi :
"A Runway, la graisse était dans tous les esprits, à défaut d'être sur les corps. Emily jurait que la circonférence de ses cuisses était "plus large qu'un séquoia tricentenaire" ; Jessica était convaincue que la chair flasque et toute pendouillante de ses bras les faisait ressembler à ceux de Roseanne Barr. Même James se plaignait que son cul lui avait semblé si volumineux le matin au sortir de la douche qu'il avait envisager d'appeler le bureau pour se faire porter gros"."

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Ensemble, c'est tout - Anna Gavalda

Résumé de la quatrième de couverture :
"Et puis, qu'est-ce que ça veut dire, différents ? C'est de la foutaise, ton histoire de torchons et de serviettes... Ce qui empêche les gens de vivre ensemble, c'est leur connerie, pas leurs différences..."
Camille dessine. Dessinait plutôt, maintenant elle fait des ménages, la nuit. Philibert, aristo pur jus, héberge Franck, cuisinier de son état, dont l'existence tourne autour des filles, de la moto et de Paulette, sa grand-mère. Paulette vit seule, tombe beaucoup et cache ses bleus, paniquée à l'idée de mourir loin de son jardin.
Ces quatre-là n'auraient jamais dû se rencontrer. Trop perdus, trop seuls, trop cabossés... Et pourtant le destin, ou bien la vie, le hasard, l'amour - appelez ça comme vous voulez - , va se charger de les bousculer un peu.
Leur histoire, c'est la théorie des dominos, mais à l'envers. Au lieu de se faire tomber, ils s'aident à se relever.

couv'

>> Un bonheur ! Ce livre est sublime, beau. C'est très bien écrit, l'histoire est simple, les personnages attachants. Je ne sais pas trop quoi rajouter si ce n'est qu'en plus, ce livre de plus de 500 pages se dévore largement en moins d'une semaine tellement on en devient accro ! Je voulais pas le finir, j'avais envie qu'il continue sans arrêt... Bonne lecture ;) <<

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Dans la peau - Nicci French

Résumé de la quatrième de couverture :
Zoé est institutrice. Jeune, séduisante, fraîchement débarquée à Londres, elle se sent un peu perdue. Elle n'a qu'une hâte : se débarrasser de l'appartement qu'elle a acheté sans réfléchir quelques mois auparavant.
Jennifer est une mère de famille bourgeoise. Belle, elle aussi, mais plus sophistiquée. Elle s'investit dans la rénovation de la maison qu'elle vient d'acquérir avec son mari dans le nord de Londres.
Nadia est animatrice de spectacles pour enfants. Au lendemain d'une rupture douloureuse, elle essaie de remettre de l'ordre dans sa vie... et dans son appartement.
Trois femmes apparemment différentes qui ont cependant un point commun : un serial killer les observe, les connaît, les aime, et leur écrit pour leur annoncer qu'il va les tuer...

couv'

>> Un bon thriller comme je les aime. Ecrit simplement, sans prétention, les auteurs savent nous garder en suspens : comment ? pourquoi ? qui ? On finit par renier l'évidence et se dire que finalement c'est peut-être plus compliqué. Comment vont-elles s'en sortir ? J'ai bien aimé ce style, j'espère pouvoir lire un livre de ces auteurs très prochainement ! <<

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Le lièvre de Vatanen - Arto Paasilinna

Résumé de la quatrième de couverture :
Vatanen est journaliste à Helsinki. Un soir de juin, son ami heurte un lièvre sur la route. Vatanen descend de la voiture, soigne le lièvre blessé et s'enfonce délibérément avec l'animal dans les fourrés... Ce roman culte conte les extravagantes aventures de Vatanen remontant au fil des saisons vers le cercle polaire avec son lièvre fétiche. Il invente un genre nouveau : le roman d'humour écologique.

couv'

>> Ce livre est complètement barré, improbable, décalé! C'est c'qui fait qu'il est bon! J'ai connu cet auteur avec le sublime Petits suicides entre amis. Le fil de l'histoire repose sur les rencontres : un type qui pense qu'il y a complot au sujet du président, un chauffeur de taxi, un mort dans une étable etc etc... J'sais pas trop quoi dire de l'histoire en fait. Apparemment, si j'ai bien compris l'épilogue, c'est une histoire vraie, ça rend le truc encore plus surréaliste. <<

Un petit plus (Wikipédia) :
Les premiers romans sont du genre "grinçant" : Prisonniers du paradis, Le lièvre de Vatanen, Un homme heureux, Le Meunier hurlant, La Forêt des renards pendus... Le plus connu de ceux-ci est Le Lièvre de Vatanen (1975), qui a été porté à l'écran en 1977 par Risto Jarva et en 2006 par Marc Rivière. La deuxième période est plutôt "picaresque", avec Petits suicides entre amis, Le Fils du Dieu de l'orage et Le Bestial Serviteur du pasteur Huuskonnen.
Interrogé sur la suite de sa carrière d'écrivain, Paasilinna a répondu : "Les Finlandais ne sont pas pires que les autres, mais suffisamment mauvais pour que j'aie de quoi écrire jusqu'à la fin de mes jours".

 

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Les cerfs-volants - Romain Gary

Résumé de la quatrième de couverture :
P
our Ludo le narrateur, l'unique amour de sa vie commence à l'âge de dix ans, en 1930, lorsqu'il aperçoit dans la forêt de sa Normandie natale la petite Lila Bronicka, aristocrate polonaise passant ses vacances avec ses parents. Depuis la mort des siens, le jeune garçon a pour tuteur son oncle Ambroise Fleury dit "le facteur timbré" parce qu'il fabrique de merveilleux cerfs-volants connus dans le monde entier. Doué de l'exceptionnelle mémoire "historique" de tous les siens, fidèle aux valeurs de "l'enseignement public obligatoire", le petit Normand n'oubliera jamais Lila. Il essaie de s'en rendre digne, étudie, souffre de jalousie à cause du bel Allemand Hans von Schwede, devient le secrétaire du comte Bronicki avant le départ de la famille en Pologne, où il les rejoint au moins de juin 1939, juste avant l'explosion de la Seconde Guerre mondiale qui l'oblige à rentrer en France.
Alors la séparation commence pour les très jeunes amants... Pour traverser les épreuves, défendre son pays et les valeurs humaines, pour retrouver son amour, Ludo sera toujours soutenu par l'image des grands cerfs-volants, leur symbole d'audace, de poésie et de liberté inscrit dans le ciel.

couv'

>> J'avoue, je partais assez pessimiste au début, quand j'avais relu le résumé : pourquoi ai-je acheté ce bouquin alors que j'aime pas les livres sur la guerre. Y a que les neuneus qui changent pas d'avis. Ce livre est très beau, se lit très vite, très bien écrit. C'est une belle histoire d'amour sur un fond de guerre 39-45 du côté des résistants. <<

Extraits choisis :
"- Je ne vous poserai qu'une question et je vous demande de me répondre par un seul mot. Qu'est-ce qui caractérise la grâce ?
Je pensai à la petite Polonaise, à son cou, à ses bras, au vol de sa chevelure, et je répondis sans hésiter :
- Le mouvement.
J'eus un dix-neuf. Je dois mon bac à l'amour"

[...]

"[...] il faut un peu de raison, ce qui se dit aussi en français, "se faire une raison", bien que je sois le premier à reconnaître que c'est une expression qui pue le renoncement, l'abandon et la soumission, et que si tous les Français "se faisaient une raison", il y a longtemps qu'il n'y aurait plus de France. La vérité, c'est qu'il ne faut ni trop de raison, ni pas assez de folie, mais j'avoue que ni trop, ni pas assez, c'est peut-être une bonne recette [...]"

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