Toute vie est romanesque

Gossip Girl - Ca fait tellement de bien de dire du mal "C'est toi que je veux" - Cecily Von Ziegesar

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Résumé de la quatrième de couverture :
Cette semaine, nous saurons tous si nous sommes reçus dans les universités où nous avons déposé notre candidature. C'est le truc le plus grave qui nous soit arrivé jusque là. A partir d'aujourd'hui, nous serons marqués au fer rouge en fonction de la fac que nous avons choisie ou, plutôt, de la fac qui nous a choisis : la petite maligne reçue à Yale, la joueuse de volley lesbienne abonnée aux 14/20 en route pour Smith, l'héritière barjo qui est entrée à Brown parce que papa a raqué. Tout ce que j'en dis, moi, c'est pourquoi ne pas prendre les choses du bon côté ? Les lettres sont envoyées, ce qui est fait est fait et, pour ma part, j'ai hâte d'aller de l'avant.
Les admissions à la fac étant presque derrière nous, il est temps, désormais, de consacrer toute notre attention à autre chose d'aussi important : nos vies amoureuses.
Il ne me reste plus qu'à vous souhaiter bonne chance à tous !

>> Bon, évidemment, Gossip Girl c'est pas de la TRES grande littérature, mais qu'est-ce que ça détend ! On passe toujours un agréable moment à lire ces bouquins qui se lisent hyper vite soit dit au passage : 1 jour pour ce sixième tome ! Evidemment, ça se suit, impossible de prendre l'histoire en cours. Dans ce tome, grand, grand moment qu'on attendait depuis le premier... Je n'en dirai pas plus pour les évtuelles intéressées (oui, au féminin parce que je doute fortement que des mecs veuillent lire ce genre de livre!) ! <<

Extraits choisis :

"Chère GG,
tu peux m'expliquer la différence entre une fille qui aime juste traîner avec différents mecs et une pouffiasse? Parce que je passe peut-être pour une pouffiasse mais où est le mal à avoir des tas de potes garçons? Ca dérange pas les mecs apparemment. Juste les filles.
-- popgrl

Chère popgrl,
Aucune, aucune, aucune. En fait, une fille très proche de mon coeur - S pour ne pas la nommer - est tout à fait ce genre de nana, et regarde comme elle s'en sort bien !
-- GG"

[...]

""Le tour de poitrine compte-t-il?" L'article était un débat sérieux sur la position sociale des filles en fonction de leur tour de poitrine. Apparemment, si vous étiez plate comme une limande ou aviez d'énormes nichons, vous risquiez fort d'être ostracisées. Si vous étiez pourvues d'une forte poitrine mais que ce n'était pas hideux, vous étiez une s*a*l*o*p*e. Les filles populaires avaient tendance à arborer un joli 90 B, la taille moyenne."

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Sex and the city - Candace Bushnell

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Résumé de la quatrième de couverture :
Elles sont journaliste, marchande d'art, avocate, responsable des relations publiques. Elles ont tout pour plaire : jeunes, jolies, brillantes, sexy, indépendantes. Tout sauf ce qu'elles cherchent désespérément : le partenaire idéal.
Dans la jungle new-yorkaise, les places au soleil sont chères, Sex and the city en témoigne. Devenu un livre culte avant d'inspirer une série télévisée, cette chronique à la fois hilarante et terrifiante des moeurs amoureuses et sexuelles de l'élite de Manhattan met l'Amérique WASP en émoi. Il est vrai que Candace Bushnell, journaliste branchée du New York Observer, n'hésite pas à bousculer le "sexuellement correct" de rigueur, en narrant en toute impudeur les aventures de ses contemporraines, leurs états d'âme et leurs frasques sexuelles. Ou du moins ce qu'il en reste...
Bienvenue dans l'ère de l'innocence perdue : un regard lucide et impitoyable sur une société qui fout décidément le camp.

>> Quand on connaît la série, c'est difficile de se prendre au livre tellement il y a des différences. C'est quand même similaire sur le fait que chaque chapitre aborde un thème bien précis et que différents personnages (pas seulement les 4 principales de la série) donnent leur opinion, similaire sur le fait que c'est du cul, du cul et du cul, sans trop être vulagire tout de même. Je ne dirai pas que ce livre est indispensable. Il est juste bien. <<

Extraits choisis :

"Je partage ma table avec Parker, trente-deux ans, un écrivain dont les romans parlent d'histoires d'amour qui finissent mal, son copain, Roger, et Skipper Johnson, un avocat du showbiz.
A vingt-cinq ans, Skipper personnifie à lui seul la Génération X et son refus obstiné de croire à l'amour. "Je suis tout simplement persuadé que je ne rencontrerai jamais l'âme-soeur et que je ne me marierai jamais, dit-il. En amour, on donne trop et on exige trop. Si on croit à l'amour, on est sûr d'être déçu. On ne peut faire confiance à personne. Les gens sont terriblement corrompus, de nos jours.
- Mais c'est l'unique rayon d'espoir, c'est ça qui nous sauvera du cynisme" proteste Parker.
Skipper ne veut rien entendre : "Le monde est bien plus pourri maintenant qu'il y a vingt-cinq ans. Ca m'emmerde d'appartenir à une génération qui n'a que des problèmes à m'offrir. L'argent, le sida, l'amour, tout est lié. La plupart des gens de mon âge n'ont aucun espoir de trouver un boulot satble. Et quand on a peur de l'avenir, on ne veut pas s'engager"."

[...]

Un gant de femme
"A en croire l'un de mes amis, "le préservatif a tué le romantisme, mais drôlement facilité la baise. Employer la capote ça équivaut pour les femmes, à diminuer l'importance des rapports sexuels. Comme il n'y a pas de contact direct, elles couchent plus facilement"."

[...]

"Tout ça c'est une histoire d'âge et d'hormones. C'est incroyable ce qu'une femme en âge d'avoir des enfants peut être séduisante. Avec une femme un peu plus vieille, disons quarante ans, c'est plus difficile, parce qu'il n'y a pas cette forte attraction au départ. Il faut la fréquenter plus longtemps avant d"avoir envie de coucher avec elle, et de toute façon ce n'est pas ça qui t'attire en elle"."

[...]

"Moi je suis persuadé qu'une partie à trois, c'est bon pour le moral. Une expérience aussi atypique, c'est presque comme si ça ne comptait pas. Dès que c'est fini, on n'y pense plus. Si tu trompes ta femme ou ta copine, tu culpabilises. Mais là, tu ne risques pas de t'engager dans une relation alors pas de danger. Je dirais même plus, ça crée un des liens avec le type. Ca cimente la relation. Tu connais autre chose qui s'en rapproche seulement? On partage l'expérience la plus intime qui soit"."

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Challenge ABC

Je ne sais pas du tout si vous connaissez ce challenge qui me paraît très intéressant :

LE CHALLENGE ABC 2007

Le blog Challenge ABC 2007

Alors, bien sûr si j'en parle c'est que j'ai envie de le faire.

Mais avant il faut que je vous explique... On prend toutes les lettres de l'alphabet et ensuite il suffit d'associer le NOM d'un auteur et d'un de ses livres à cette lettre (un par lettre, c'est recommandé ;)). Il faut faire cette petite manip' pour chaque lettre de l'alphabet et on obtient ainsi notre Liste Challenge ABC 2007. Je n'ai pas encore eu le temps de faire la mienne. Une fois qu'elle sera faite, je la publierai. Une fois le livre lu, je mettrai cette liste à jour en le barrant.Que d'ambitions !! Ca va... J'ai encore jusqu'au 31 décembre pour trouver mes 26 livres!

Si vous avez des tuyaux... Des bons livres à me conseiller, je suis preneuse. Pour connaître mes goûts, reportez-vous à la rubrique Lectures.

M
erci d'avance ! En espérant que vous vous prendrez au jeu, vous aussi !

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L'âge de raison - Helen FIELDING

Résumé de la quatrième de couverture :

"Hourra ! Finies, les années de solitude. Depuis quatre semaines et cinq jours, entretiens relation foctionnelle avec adulte mâle, prouvant par conséquent que je ne suis pas paria de l'amour comme craint précédemment."
Voici la suite tant attendue de l'irrésistible journal de Bridget Jones, la célibataire la plus drôle de la planète. Où elle découvre à quel point l'important n'est pas de trouver un prince charmant mais surtout de le garder !
Nous retrouvons les tribus de copines, les Célibattantes et les Mariées-Fières-de-l'Être, les parents à côté de la plaque... et ses éternelles bonnes résolutions (perdre au moins cinq kilos, arrêter de fumer et de boire du chardonnay) qui font de cette aventurière des temps désespérément modernes notre névrosée préférée.

>> Une suite encore très amusante, on prend beaucoup de plaisir à lire ces aventures et surtout on comprend à quel point l'amour peut être difficile quand on paranoye pour une parole prononcée un peu étrange. On comprend qu'il peut être difficile de garder un homme quand on est habitué aux relations courtes. <<

Extraits choisis :
"Il n'a pas appelé. Oh merde ! Je ne sais plus où j'en suis. Sortir avec quelqu'un n'est qu'une épouvantable partie de bluff et de double-bluff où l'homme et la femme se canardent derrière deux rangées de sacs de sables opposées. Comme s'il y avait une règle du jeu mais personne ne la connaît et chacun établit la sienne. Et vous finissez toujours par vous faire avoir parce que vous ne l'avez pas respectée mais comment est-ce que vous auriez pu, puisque vous ne la connaissiez pas?"

[...]

"Un vrai cauchemar, chez le marchand de chaussures ! Essayé des chaussures marron, talon haut et bout carré style années soixante-dix avec un terrible sentiment de déjà-vu qui me rappelait toutes ces années scolaires, quand au moment d'acheter des chaussures neuves, je me disputais avec ma mère sur ce qu'on était autorisé à porter à l'école. Soudain, je me suis rendu compte avec horreur que ce n'était pas une impression bizarre de déjà-vu, c'était exactement les mêmes chaussures, de chez Freeman Hardy Willis, que j'avais eues en Terminales.
J'ai eu tout d'un coup l'impression qu'on se foutait de moi, que j'étais la marionnette de stylistes qui ne se cassent même pas la tronche à imaginer des trucs nouveaux. Le pire, c'est que maintenant, je suis si vieille que la nouvelle générationd'acheteuses ne se rappelle même pas ce que je portais quand j'étais adolescente. Je comprends enfin à quel moment les dames commencent à opter pour les deux pièces Jaeger : quand elles ne supportent plus que la mode de la rue leur rappelle leur jeunesse perdue. Je viens d'atteindre ce stade. Je vais laisser tomber Kookaï, Agnès B., Whistles etc., et passerau style mémé et à la spiritualité. En plus ça me coûtera moins cher. Je rentre chez moi."

[...]

"Il y a parfois de ces histoires d'amour, une fois que vous les voyez démarrer, clac : vous savez que c'est bon, c'est parfait, ça va marcher, elles vont tenir la distance. En général, c'est le genre d'histoire que vous voyez commencer entre votre ex, avec qui vous espériez vous remettre, et quelqu'un d'autre".

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Le journal de Bridget Jones - Helen Fielding

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Résumé de la quatrième de couverture :
"Bon Dieu, pourquoi suis-je aussi moche ? Dire que je me suis persuadée que je me gardais tout mon week end pour travailler alors que j'étais simplement en faction devant mon téléphone à attendre que Daniel m'appelle. Atroce ! Pourquoi n'a-t-il pas appelé ? Qu'est ce qui cloche chez moi?"
Bridget a presque trente ans et n'es toujours pas mariée. Entre une mère égoïste et des amis plus ou moins en couple, elle cherche le prince charmant qui changera sa vie, son regard sur elle-même et sur le monde.
Comment s'y prendre avec les hommes ? Par où commencer ? Avec un humour décapant, Helen Fielding trace le portrait d'une génération de femmes socialement responsables, financièrement autonomes, mais affectivement... frustrées ! Une comédie sentimentale, ironique et tendre."

>> Livre qui se lit vraiment très vite ! Franchement, je me suis bien marrée tout au long de cette lecture ! Et puis, quoi de plus frustrant que de se reconnaître dans certains passages ? Maintenant, il ne me reste plus qu'à voir le film qui sera à la hauteur du livre, je l'espère ! <<

Extraits choisis :
"Au fait, comment vont tes amours ? Oh mon Dieu. Pourquoi les gens mariés ne comprennent-ils pas qu'on ne pose plus ce genre de questions ? Est-ce qu'on leur saute sur le poil en rugissant : "Comment va votre mariage ? Vous faites encore l'amour ?". Tout le monde sait qu'au-delà de trente ans les bons plans se font plus rares qu'à vingt-deux ans et que si l'on voulait répondre franchement il faudrait dire : "En fait, hier soir, mon amant, un homme marié, avait mis un porte-jarretlles et un ravissant bustier en angora, il m'a annoncé qu'il était homosexuel/obsédé sexuel/toxicomane/allergique à l'engagement, et il m'a tabassée avec le godemiché" plutôt que "Très bien, merci"."

[...]

"Tout en pensant rêveusement à Daniel Cleaver, j'ai avancé que tous les hommes n'étaient pas pas comme Richard. Sharon a rétorqué par une longue liste de cas d'enfoirage affectif parmi les partenaires de nos amies : l'une fréquente depuis treize ans un homme qui refuse d'évoquer seulement la vie commune ; une autre est sortie quatre fois avec un garçon qui l'a laissée tomber juste après, sous prétexte que cela devenait trop sérieux ; une troisième, qu'un type a poursuivie pendant trois mois de propositions de mariages enflammées et qui l'a surpris, trois semaines après avoir succombé, en train de répéter la scène avec sa meilleure amie."

"Magda est très belle. Je la regardais jouer avec son verre de champagne, découragée, et je me demandais où était la solution, pour nous autres femmes. Ailleurs, paraît-il l'herbe est toujours plus verte. Le nombre de fois où j'ai déprimé en pensant à la futilité de ma vie et aux samedis soir que je passe à me pinter ou à pleurer dans le giron de Jude, Sharon ou Tom sous prétexte qu'il n'y a pas d'homme dans ma vie ! J'ai du mal à joindre les deux bouts, on me prend pour une tarée sous prétexte que je ne suis pas mariée, Magda vit sans une belle maison avec huit sortes de pâtes différentes dans des bocaux, elle peut traîner dans les magasins toute la journée. Pourtant, la voilà malheureuse, abattue et sans aucune confiance en elle, qui prétend que j'ai de la chance !"

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Le sang du temps - Maxime CHATTAM

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Résumé de la quatrième de couverture :
Automne 2005. Marion doit fuir Paris dans l'urgence. Il y va de sa vie. Des hommes de la DST la déposent au Mont Saint-Michel, où l'accueille une communauté religieuse. Très vite, Marion se sent espionnée.
Mars 1928. Au Caire, des enfants disparaissent en pleine nuit, on retrouve leurs corps meurtris dans les nécropoles environnantes. Une rumeur se propage : le monstre des Mille et Une Nuits, la terrible Goule, serait de retour. Le détective Matheson n'y croit pas...
Deux intrigues sans rapport apparent, et pourtant liées de manière inextricable.

>> Très bon livre bien qu'il soit vraiment dans un autre style auquel Maxime CHATTAM nous avait habitués. Tout au long, je me forgeais des théories plus débiles les unes que les autres, ce qui me donne une sensation de malaise pour la fin qui est me semble un peu "bâclée". Cela dit, ça n'enlève rien à la qualité de cet auteur que j'apprécie particulièrement grâce à ses connaissances notamment en criminologie, domaine qui me fascine <<

Extraits choisis :
"La lecture est une expérience toute personnelle. Une exaltation folle qui naît d'une rencontre. Celle de taches noires sur des fragments de bois traité avec un esprit. Un cerveau qui vient capter les mots et les interpréter. Selon ses sensibilités. Le moteur de tout récit est l'esprit du lecteur, son imagination est son carburant. L'auteur ne fait que décrire un paysage plus ou moins malléable, et il s'applique à ce que le lecteur suive le rail de sécurité.
Mais tout est question de sens.
Et je souhaiterais vous faire partager mon expérience de lecteur, avant de vous laisser en tête à tête avec ces pages.
J'ai longtemps aimé le silence pour lire.
La quioétude d'un néant quelconque, impersonnel, pour savourer pleinement le cataclysme sonore des mots.
Puis j'ai fait un effort. Celui de la musique pour lire.
La musique symphonique. Au départ, je n'étais vraiment pas tenté. Puis cette idée m'a séduit. La perception de la lecture est une affaire de sens. Et la musique vient en ajouter de pleines bouffées.
Lire un roman chez soi avec la musique qui flotte tout autour, ou dans une rame de train, le baladeur rivé aux oreilles, ou même sur son lieu de travail, pendant la pause déjeuner, un CD glissé dans l'ordinateur, le casque branché à l'unité centrale, et c'est la magie de l'imaginaire qui s'opère.
Croyez-moi, si vous n'êtes déjà pas adepte, c'est une expérience à tenter.
Avec une musique enivrante, la puissance déjà inouïe de la lecture se décuple.
Mais pas avec n'importe quelle musique.
Bien choisir sa musique d'accompagnement est aussi difficile que de choisir le prochain livre que l'on va ouvrir" [Préface]=> J'ai écouté l'album Mass III du groupe de post-hardcore Amen Ra pendant une longue partie de la lecture de ce livre.

[...]

"-C'est un peu fou tout de même, renchérit le frère. On finit par s'émouvoir davantage pour la mort d'une seule personne que pour des génocides ! Si vous regardez, on fait des unes de journaux sur un meurtre proche de chez nous et on passe sous silence ce qui se passe en Afrique par exemple..."

[...]

"-Vous savez, parfois lorsque je besogne dans nos entrailles, il m'arrive de m'arrêter une minute et de contempler l'ouvrage que nous sommes. A quel point nous sommes tous inégaux. Certains ont les artères résistantes, larges, moins faciles à boucher. D'autres, au contraire, les ont fines et étroites. Pourquoi ? Il n'y a pas de règles à ça. Probablement pas d'hérédité, c'est la faute au hasard de la nature, vous naissez avec une forte propension à mourir tôt ou pas. Pour ce pauvre gosse, ça s'est passé plus vité qu'il en l'avait songé. Son coeur a battu, quoi, un milliard de fois avant de s'éteindre ? A peu près. Un milliard d'appels à la vie pour rien. Personne n'aura entendu. Il retourne à la pourssière."

[...]

"-Vous voyez, Monsieur Keoraz, dit Jeremy d'une voix anormalement basse et tremblante, il existe des hommes mauvais, capables du pire. Il y a peut-être ceux qui le deviennent, victimes du mal, ils charrient leur douleur tels des fantômes incapables, de trouver l'absolution. Toutefois, il y a des êtres qui font le mal sans lutter contre lui, sans excuses, sans combat interne, au contraire, ils en jubilent. Ceux-là sont des monstres."

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Bubble gum - Lolita Pille

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Résumé de la quatrième de couverture :
De nos jours, Cendrillon s'ennuie à servir des pastis dans un bistrot de province. Le bal dont elle rêve, c'est celui des photos de mode, du cinéma et de la presse people.
Ce rêve, Manon va s'efforcer de le réaliser. Elle est jolie, et il ne lui faut qu'un peu d'audace et une robe empruntée pour se glisser dans les soirées parisiennes de la jet set, où elle rencontre Derek, un milliardaire désabusé qui grille sa vie entre la drogue, l'alcool et les orgies. C'est cet homme qui va lui tendre un piège terrible, l'amener au bord de la déchéance et de la folie...
La très jeune romancière de Hell, grand succès de librairie déjà traduit en cinq langues, décrit avec une lucidité impitoyable un monde où chacun est prêt à se damner pour un quart d'heure de gloire. Elle impose un tempérament d'écrivain avec lequel, indiscutablement, il va falloir compter.

>> Très bon livre. Un livre que j'ai dévoré en 5 jours et encore je ne lisais pas autant que d'habitude ! Bon bref, je ne peux que vous le conseiller. Lolita Pille nous effraie quelque peu avec ce livre. On se dit que pour en être rendu à ce taux d'ennui et ainsi gâcher la vie de quelqu'un "juste pour se distraire" ça fout les boules. Et comme pour Hell, on se rend compte que finalement, la petite vie moyenne que l'on mène est bien plus respectueuse, bien plus clean que celle de la jeunesse de la jet set qui passe son temps dans les soirées bien trop arrosées et surtout bien trop remplies de substances illicites en tous genres. Manon se plonge dans cet univers malgré elle et on suit sa descente en enfer. Un livre à découvrir absolument <<

Je voulais relever quelques extraits pour vous montrer le style d'écriture de Lolita Pille mais c'est vraiment difficile. Il faudrait recopier le livre dans son intégralité. Pendant tout le long du livre, il y a sans arrêt des passages intéressants. Allez, je prends un passage quand même dans les premières pages du livre.

"Je déteste ces présentateurs pontifiants et bien habillés , qui font des montagnes de fric en rétribution de leur talent pour déchiffrer des prompteurs, parler dans des micros et lécher les bottes, ces jeux à la con où des gens comme moi se ridiculisent chaque jour en répondant à des questions aussi difficiles que "Lequel de ces hommes était un compositeur sourd : a) Mike Tyson, b) Ludwig Von Beethoven, c) Vincent Van Gogh, d) Rain Man ?", avec ce pseudo-suspense , musique de film d'horreur, silence dans la salle, sourcil froncé du présentateur et coup de fil paniqué à la vieille mère qu'on tire de sa sieste pour qu'elle confirme que oui, c'était bien Mike Tyson qui s'était coupé l'oreille pendant le tournage d'un film avec Tom Cruise, et qui malgré la surdité qui en avait résulté avait tout de même composé la Sonate au Clair de Lune, et cet opéra génial où il était question de tournesol, et non, mauvaise réponse décrète le présentateur bonhomme, le seul ici à gagner des millions, mauvaise réponse, cassez vous maintenant, retournez à votre guichet SNCF, à votre guérite de péage, à votre écluse, à votre camion, à votre bordel, et le perdant se désole d'être passé si près du Pérou, et n'éprouve pas un demi-sentiment de honte à propos de son ignorance crasse, et quitte le plateau en titubant, à moitié fou, devant la France affligée, et s'en va retrouver son écluse et sa vieille mère inculte, qu'il insultera jusqu'à ce que mort s'ensuive parce que tout est de sa faute, lui allait dire Beethoven, il le savait, il en était sûr, et toute sa vie, il ne ruminera plus que son quart d'heure de gloire et matera la cassette jusqu'à ce que la bande s'use, et sombrera dans l'alcoolisme pour oublier qu'il n'a pas su saisir sa chance".

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Prisonniers du temps - Michael Crichton

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Résumé de la quatrième de couverture :

Située au beau milieu de l'Arizona, ITC est une entreprise de technologie de pointe hautement mystérieuse. Sous la férule d'un scientifique aussi brillant que mégalomane, d'importantes recherches y sont menées dans le plus grand des secrets.
Mais pourquoi ITC s'intéresse-t-elle aux travaux de l'équipe d'historiens qui, loin de là, dans la vallée de la Dordogne, a entrepris sous la direction du professeur Johnston, de l'université de Yale, des fouilles autour d'un monastère di XIVè siècle ? Pour éclairicr la question, Johnston se rend en Arizona. Et disparaît...
Deux jours plus tard, toujours en Dordogne, un parchemin vieux de 650 ans est mis au jour. Son message, "A l'aide" est signé du professeur Johnston...

>> Très bon livre. Malgré quelques lourdeurs dans certains passages avec trop de détails historiques et trop de descriptions, l'intrigue reste. On se doute tout de même de la fin puisque ça reste un livre américain : les héros s'en sortent ou alors prennent des décisions inattendues à la base mais finalement trop prévisibles. Ca reste quand même un bon livre que je conseille, qui est simple à lire et où on ne s'ennuie pas. <<

Extraits choisis :

"Si on avait dit en 1899 à un physicien qu'un siècle plus tard on recevrait dans toutes les maisons des images animées transmises du ciel par des satellites ; que des bombes d'une puissance inimaginable menaceraient l'espèce ; que des substances antibiotiques détruiraient les bactéries, mais que les bactéries se rebifferaient ; que les femmes disposeraient du droit de vote et de pilules permettant de contrôler la reproduction ; que des millions de personnes quitteraient le sol dans des appareils capables de décoller et d'attérir automatiquement : que l'on traverserait l'Atlantique à 3200 km/h ; que l'Homme irait sur la Lune, puis que l'intérêt retomberait ; que des microscopes permettraient de distinguer chaque atome ; que l'on proterait sur soi des téléphones sans fil pesant quelques grammes à l'aide lesquels on appellerait aux quatre coins de la planète ; que la plupart de ces miracles dépendraient d'appareils gros comme un timbre poste, utilisant une nouvelle technologie appelée mécanique quantique ; si on avait dit tout cela à un physicien, il nous aurait pris pour des fous"

[...]

"Le voyage dans le temps est impossible. Tout le monde le sait. Le concept même de voyage dans le temps n'a aucun sens [...] puisque le temps ne s'écoule pas. Le fait que nous considérions que le temps passe n'est qu'un accident de notre système nerveux ; c'est l'impression que les choses nous donnent. En réalité, le temps ne passe pas ; c'est nous qui passons. Le temps lui-même est invariant : il est. En conséquence, le passé et l'avenir ne sont pas des endroits distincts, comme le sont Nex York et Paris. Et comme le passé n'est pas un endroit, on ne peut s'y rendre."

[...]

"Nous sommes tous gouvernés par le passé même si personne ne le comprend [...] Et personne ne veut reconnaître son pouvoir. Quand on y réfléchit, on se rend compte qu'il a toujours été plus important que le présent. Le présent est comme un récif corallien qui émerge, mais dont la charpente formée de squelettes innombrables de coraux qui demeure invisible sous la surface de la mer. De la même manière, notre perception du monde repose sur d'innombrables évènements et décisions du passé. Ce que nous ajoutons dans le présent est insignifiant. Prenons un adolescent qui, son petit déjeuner avalé, file acheter le dernier CD d'un groupe à la mode. Il croit vivre un moment du présent. Mais qui a défini ce qu'est un "groupe" ? Qui a défini un "magasin", un "adolescent" ou encore un "petit déjeuner" ? Sans parler de tout le reste du cadre de vie de notre jeune adolescent : la famille, l'école, les vêtements, les moyens de transport et le gouvernement. Rien de tout cela n'a été décidé dans le présent"

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La nuit des enfants rois - Bernard Lenteric

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Résumé de la quatrième de couverture :

Sélectionné parmi les meilleurs romans par toute la presse, La nuit des enfants rois se déroule à toute allure, comme un merveilleux film, d'où l'on sort ébloui.
Cela se passe une nuit, à New York : sept adolescents sont sauvagement agressés, battus, certains violés. Mais ces sept là ne sont pas comme les autres : ce sont des enfants-génies. De l'horreur, ils vont tirer contre le monde une haine froide, mathématique, éternelle. Avec leur intelligence, ils volent, ils accumulent les crimes parfaits. Car ces sept-là ne sont pas sept : ils sont un. Ils sont un seul esprit, une seule volonté. Celui qui l'a compris, Jimbo Farrar, lutte contre eux de toutes ses forces. A moins qu'il ne soit de leur côté...
Alors s'ils étaient huit, le monde serait à eux et ce serait la nuit, la longue nuit, La nuit des enfants rois.

>> Sachez déjà que ce livre a été écrit au début des années 1980. C'est mon père qui me l'a conseillé. J'appréhendais quelque peu en me disant que ça allait peut-être être dépassé mais le résumé m'avait convaincue donc je m'y suis attaquée. Ce qui est génial dans ce livre c'est que ça part direct. On n'a pas tout un tralala de présentation de personnages : juste ce qu'il faut pour les situer et voilà, basta. L'histoire, quant à elle, m'a semblée inédite. J'avais jamais lu ce genre de livre enfin j'ai adoré. C'est super bien écrit, on se prend vraiment dans l'histoire. Et finalement, ce livre n'est en aucun cas dépassé, vraiment pas. Alors, bien évidemment, je vous le conseille! <<

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Maléfices - Maxime CHATTAM

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Aujourd'hui, présentation d'un livre que je viens de terminer : Maléfices de Maxime Chattam comme l'indique le titre de cet article.

Résumé de la quatrième de couverture :
Une ombre inquiétante rôde dans les forêts de l'Oregon. C'est d'abord un employé de l'environnement qui est retrouvé mort, le visage horrifié. Aucune trace du criminel... Dans le même temps, des femmes disparaissent en pleine nuit, pendant le sommeil de leur époux. Pas de trace d'effraction dans les maisons... Et puis se répand une épidémie singulière : les foyers de Portland sont envahis par des araignées aux piqûres mortelles. Les victimes s'accumulent et la psychose s'intensifie. Et s'il n'y avait qu'une seule personne derrière tout cela ? Un être pas comme les autres. On commence à murmurer le pire : et s'il n'était pas humain ? Joshua Brolin et Annabel O'Donnel vont mener l'enquête, entrer dans la toile et faire face à l'impensable. Une nouvelle génération de tueur.

>> Eh oui ce livre parle d'araignée, alors arachnophobe, c'est pas pour vous ! Ben oui, moi j'ai pas spécialement peur de ces bêbêtes (enfin si les grosses, comme tout le monde) mais en lisant ce livre eh bien j'ai changé : je vais me méfier maintenant. Si, si !!! Enfin, bref, ce livre ne tourne pas seulement autour de ces mini-monstres à 8 pattes et heureusement. On suit donc l'évolution de l'enquête sur ces meurtres, ces disparitions etc etc... C'est tellement bien écrit (Maxime Chattam est un génie et expert dans ce domaine : il a fait des études de criminologie pour la p'tite info) que tout au long du livre on se demande toujours qui est le coupable et surtout : pourquoi toutes ces atrocités ? Enfin bref...L'idéal, pour lire ce livre c'est d'avoir lu deux des précédents livres de Maxime Chattam : les deux premeirs tomes de sa trilogie sur les origines du Mal : In tenebris et L'âme du mal ! C'est parce que les personnages sont les mêmes et c'est mieux de connaître l'histoire des personnages non ? Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture!! <<

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