Mardi dernier, j'ai fini de lire ce livre :
Résumé de la quatrième de couverture :
"Je suis une pétasse. Je suis un pur produit de la Think Pink génération, mon credo : sois belle et consomme". Hell a dix-huit ans, vit à paris-Ouest, se défonce à la coke, est griffée de la tête aux pieds, ne fréquente que des filles et des fils de, dépense chaque semaine l'équivalent de votre revenu mensuel, fait l'amour comme vous faites vos courses. sans oublier l'essentiel : elle vous méprise profondément...
Jusqu'au soir où elle tombe amoureuse d'Andréa, son double masculin, séducteur comme elle, et comme elle désabusé.
Ensemble, coupés du monde, dans un corps à corps passionnel, ils s'affranchissent du malaise qu'ils partagent. Mais les démons sont toujours là, qui veillent dans la nuit blanche de ces chasseurs du plaisir.
Entre romantisme et cynisme, voici les débuts d'un "adorable monstre" de dix-neuf ans.
Là je vais un peu parler du livre donc je préfère prévenir au cas où il y en a qui ont envie de le lire, je parle un peu beaucoup de la fin, mais lisez quand même lol, vous voulez quand même savoir pourquoi j'ai pleuré quand même ??! Non ? Rho zuuuut lol !
A la fin du livre, j'étais en train de
pleurer comme une madelaine... Je vous explique...
Hell a donc rencontré Andréa, ils ont fini par être ensemble, ça a duré six mois...
Six mois sans alcool, sans coke, sans sorties le soir jusqu'à des heures pas possibles, etc... Un bonheur pour eux...
Lors d'une soirée, elle revoit ses amis et
replonge dans l'univers de la drogue et de l'alcool en y entraînant Andréa. Elle rompt pour le préserver de ce milieu puisqu'elle se sent responsable de sa "chute" à lui.
Deux mois après, ils se revoient, il lui apprend qu'il a une nouvelle fiancée qu'il considère comme la future mère de ses enfants. Mais au fond de lui, il n'en pense pas un mot. Hell lui balance alors un nombre d'insanités incroyable sans en penser un seul mot aussi... Les effets de la colère plus le fait qu'elle soit vexée je pense.
Il part. Elle regrette.
Un soir, elle décide d'aller le voir, de lui dire qu'elle l'aime. Ce même soir, il décide d'en faire autant... Là, vous allez me dire : mais y'a pas de quoi pleurer ?!? Eh ben si figurez-vous parce que ce soir là Andréa meurt dans un accident de voiture et Hell l'apprend par texto! Ce soir-là ils se sont aperçus dans une boîte de nuit mais ne se sont pas parlés... C'est horrible d'apprendre la mort de la personne qu'on aime par texto...
Et c'est là que j'ai réagi :
je connais certaines personnes, s'il leur arrivait quelque chose je ne serai même pas au courant... Je connais ces personnes mais pas leur entourage, comment pourrai-je savoir s'il leur arrive la moindre petite chose ? Je pense par exemple à
Monsieur Costaud (oui, lui bien sûr !), à
Lui (cf article 1.) et à plein d'autres : mes "amitiés virtuelles" par exemple ! Enfin voilà, c'est assez dingue comme prise de conscience et ça en est surtout très déprimant ! D'où mes larmes ! Et il y a aussi bien sûr le fait que j'étais vraiment à fond dans l'histoire et donc très attachée au personnage de Hell, on souffre avec elle et on pleure pour elle en fait : elle se refuse de pleurer parce que pleurer est un soulagement et elle ne veut pas être soulagée de quoi que ce soit, elle considère que ça serait un trop bon sentiment et qu'elle ne le mérite pas...
De plus, je m'étais fondée quelques visualisations sur "le monde des personnes aisées", je me disais qu'ils avaient vraiment la belle vie parce que l'argent ne fait pas le bonheur mais il y contribue je pense (oui
La morgane tu es déçue...) et plein d'autres débilités bateau de ce style... Mais en lisant ce roman, je me rends compte que
les plus heureux ce sont nous, les classes moyennes, les riches ont finalement une vie qui n'est pas très gaie essentiellement basée sur l'apparence, l'alcool, le sexe, la drogue... Horrifiant... Rendons nous compte de notre bonheur avec un grand B... Le Bonheur !
P.S : Bien sûr que ce livre n'est qu'un roman, je le sais hein, mais c'est juste que je pense que
l'auteure ne doit pas être très loin lorsqu'elle décrit les nuit parisiennes de ces jeunes riches et pas que les jeunes d'ailleurs... Et on est tellement à fond dans l'histoire qu'on a de la compassion pour Hell... Voilà !