Toute vie est romanesque

Devil Driver - The Fury Of Our Maker's Hand

Coal Chamber, l'un des piliers ayant contribué à l'explosion du néo métal au milieu des années 90, s'en est allé par la petite porte en 2002. Dez Fafara, brailleur en chef, n'a pas pris pour autant sa retraite et a formé, dans la foulée du split officiel de la "chambre à charbon", son nouveau groupe Devildriver, qui avec un premier album éponyme sorti en 2003 montrait un nouveau visage plus radical.
Revoilà donc en cette année 2005, la bande à Dez, armée désormais d'un nouveau guitariste avec cet album The Fury Of Our Maker's Hand qui se veut plus mature.
En effet, cette fois-ci exit les relents de Coal Chamber, Devildriver se montre désormais plus inspiré par la scène métal extrême que par le néo d'antan.
Cet album est plus massif, plus lourd et technique, les titres sont rugueux à souhaits, menés de main de maître par la voix rocailleuse de Dez, fidèle à elle-même et reconnaissable entre 1000, beaucoup plus adaptée à ce genre de musique.
En effet, la musique est bien violente et puissante, oscillant principalement entre power et death métal à la suédoise (si si ! écoutez donc "Grinfucked" ou "Impending Disaster" par exemple !), mais non sans mélodies qui font leur petit effet (l'excellent single "Hold Back The Day", "Sin And Sacrifice" au refrain ultra accrocheur ou encore la chanson titre "The Fury Of Our Maker's Hand").
Malgré quelques longueurs, cet album montre que Devildriver a désormais trouvé sa propre identité musicale, les amateurs de métal extrême devraient apprécier, ainsi que les nostalgiques amateurs du Coal Chamber de la grande époque...

Le texte par "Beunz"

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Renaud - Mistral Gagnant




A
m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder les gens tant qu'y en a
Te parler du bon temps qu'est mort ou qui r'viendra
En serrant dans ma main tes p'tits doigts
Pis donner à bouffer à des pigeons idiots
Leur filer des coups d' pieds pour de faux
Et entendre ton rire qui lézarde les murs
Qui sait surtout guérir mes blessures
Te raconter un peu comment j'étais mino
Les bonbecs fabuleux qu'on piquait chez l' marchand
Car-en-sac et Minto, caramel à un franc
Et les mistrals gagnants

A r'marcher sous la pluie cinq minutes avec toi
Et regarder la vie tant qu'y en a
Te raconter la Terre en te bouffant des yeux
Te parler de ta mère un p'tit peu
Et sauter dans les flaques pour la faire râler
Bousiller nos godasses et s' marrer
Et entendre ton rire comme on entend la mer
S'arrêter, r'partir en arrière
Te raconter surtout les carambars d'antan et les cocos bohères
Et les vrais roudoudous qui nous coupaient les lèvres
Et nous niquaient les dents
Et les mistrals gagnants

A m'asseoir sur un banc cinq minutes avec toi
Et regarder le soleil qui s'en va
Te parler du bon temps qu'est mort et je m'en fous
Te dire que les méchants c'est pas nous
Que si moi je suis barge, ce n'est que de tes yeux
Car ils ont l'avantage d'être deux
Et entendre ton rire s'envoler aussi haut
Que s'envolent les cris des oiseaux
Te raconter enfin qu'il faut aimer la vie
Et l'aimer même si le temps est assassin
Et emporte avec lui les rires des enfants
Et les mistrals gagnants
Et les mistrals gagnants

Paroles et Musique
: Renaud
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Tagada Jones - Ecowar




P
roduction et rentabilité ne laissent pas de place pour la qualité,
Pas de pitié sur le marché, l'économie doit tout dévorer,
Aujourd'hui encore, les aliments proviennent de la terre,
Mais depuis quelques années, la productivité leur a déclaré la guerre

Entre bouffer et se nourrir, il reste un grand pas à franchir,
Une nouvelle fois j'accuse le progrès pour tout le mal qu'il a fait,
Et petit à petit l'agronomie a conquis le pays,
Pas à pas elle nous envahit, de ses marques et de ses produits.

Continuons sans pitié à défendre la qualité
Le biologique, le vrai, l'agriculture raisonnée
Arrachons, piétinons le génétiquement modifié
Boycottons sans modération, Monsanto et ses aberrations.

Allons de l'avant, agissons maintenant,
Poussons l'offre et la demande dans ses derniers retranchements,
Rien qu'une fois, regardons les choses du bon côté,
Il semblerait que l'on essaye
D'effacer la suprématie actuelle de l'hyper-productivité,
D'enrayer l'engrenage bien pensé, la machine à consommer,
Le gigantesque supermarché qu'est notre société,
On se doit de revenir en arrière, et défendre l'éthique des cultures en jachère.
Pas de soucis, je veux bien payer le prix,
Mais pas les marges astronomiques de toute notre industrie

Pas de soucis, je veux bien payer le prix,
Car la planète vaut plus que l'économie.
Pas de soucis, je veux bien payer le prix,
Mais pas les marges astronomiques de toute notre industrie.

Boycottons, Boycottons sans modération, continuons sans pitié à défendre la qualité.
Défendons, soutenons, le biologique, le vrai, l'agriculture raisonnée
Boycottons, Boycottons sans modération, arrachons, piétinons le génétiquement modifié
Boycottons sans modération, Monsanto et ses aberrations.

Pas de soucis, je veux bien payer le prix,
Car la planète vaut plus que l'économie.
Pas de soucis, je veux bien payer le prix,
Mais pas les marges astronomiques de toute notre industrie.

P
aroles et musique : Tagada JonesTITRE_IMAGE

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Jean Jacques Goldman - Comme toi




E
lle avait les yeux clairs et la robe en velours
À côté de sa mère et la famille autour
Elle pose un peu distraite au doux soleil de la fin du jour
La photo n'est pas bonne mais l'on peut y voir
Le bonheur en personne et la douceur d'un soir
Elle aimait la musique surtout Schumann et puis Mozart

Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dort en rêvant à quoi
Comme toi comme toi comme toi comme toi

E
lle allait à l'école au village d'en bas
Elle apprenait les livres elle apprenait les lois
Elle chantait les grenouilles et les princesses qui dorment au bois
Elle aimait sa poupée elle aimait ses amis
Surtout Ruth et Anna et surtout Jérémie
Et ils se marieraient un jour peut-être à Varsovie

Elle s'appelait Sarah elle n'avait pas huit ans
Sa vie c'était douceur rêves et nuages blancs
Mais d'autres gens en avaient décidé autrement
Elle avait tes yeux clairs et elle avait ton âge
C'était une petite fille sans histoires et très sage
Mais elle n'est pas née comme toi ici et maintenant

Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi comme toi comme toi comme toi
Comme toi que je regarde tout bas
Comme toi qui dort en rêvant à quoi
Comme toi comme toi comme toi comme toi


Paroles et musique : Jean Jacques Goldman
Paroles trouvées ici

La photo "Profile" par Jason C. Kay

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