

Amen Ra (attaché ou en deux mots d’ailleurs ? on voit les deux orthographes…), groupe belge de post-hardcore, fait partie de mes révélations du Hellfest 2006, grande découverte que ce fut de voir un tel groupe en concert. J’en avais entendu parler, j’ai vu en concert, j’ai aimé et, suite logique à cet engouement, j’ai acheté Mass III leur premier album (qui fait suite à quelques démos) sorti assez récemment. Et là, je peux vous dire que je me suis pris une deuxième claque (la première est bien sûr leur performance live) en écoutant ce sublime album.
Commençons par parler de l’artwork : bien étrange, bien noir avec une espèce de squelette de dinosaure ou autre animal non identifié comme couverture du livret (sans paroles, hélas). En ce qui concerne l’intérieur du livret, on reste dans la noirceur, on y découvre une espèce de paysage abandonné ou je ne sais quoi, ça donne une impression de tristesse. L’approche visuelle de l’album (avec la pochette en carton qui recouvre le boîtier transparent) nous conforte dans cette impression de perdition.
Abordons maintenant le sujet de l’album en lui-même, que vaut-il ? Eh bien, pour répondre clairement, cet album vaut de l’or. Chaque piste est d’une qualité hallucinante. Chaque chanson est complexe et complète en même temps, difficile d’expliquer la perfection. On a l’impression que rien ne peut être rajouté à chaque chanson, que tout est là où il faut, quand il faut. Par exemple, prenons le schéma de chaque chanson de cet album : début lent, parfois mélodieux et ensuite, on sent la montée en puissance, puis là tout éclate et c’est du pur bonheur, limite jouissif (*oups*). Ce schéma fonctionne et ça se sent.
En parlant de mélodie, à noter des passages vraiment doux et la présence d’un chant féminin (Lynn Pieters) dans la chanson « .die strafe. am kreuz. » ( piste 3), au milieu de l’album donc, ce qui fait une légère coupure.
Ensuite, nous avons aussi cette qualité qui est que le groupe utilise la même mélodie pendant un certain temps et, avant que nous puissions se dire qu’il faudrait peut-être changer de disque, que ça peut commencer à taper sur le système, le groupe le fait de lui-même ; je vous l’ai dit : où il faut, quand il faut, c’est nikel.
Notons aussi la durée des chansons : la première fait dix minutes et les cinq autres (oui, hélas il n’y a que six pistes sur cet album : seul point négatif) oscillent entre cinq minutes trente et huit minutes ce qui confirme mon sentiment de complétude de cet album.
Et, pour finir dans le développement de la chronique de cet album, je dirai qu’il faut aussi remarquer (bon c’est pas ultra important non plus) l’originalité dans le choix des titres de cet album : le premier étant anglais, le deuxième dans une langue que je ne reconnais pas, le troisième en allemand je pense, le quatrième en français puis les deux derniers à nouveau en anglais. En même temps, ils sont belges alors bon, ils maîtrisent ces langues.
Pour conclure, je conseille bien évidemment cet album à tout le monde et plus précisément aux amateurs de post hardcore donc dans le même style que Cult Of Luna par exemple, je peux vous assurer que vous allez déguster et en redemander. Pour les autres, je ne peux que vous conseiller à vous aussi de découvrir ce style et après vous ne vous en lasserez plus. Promis, je ne me moquerai plus des belges maintenant, je les respecte trop du coup : Amen Ra, les ambassadeurs de la Belgique ! Bon je m’arrête là, ça fait groupie !
9,5/10
Chronique rédigée par mes petits soins (comme les autres d'ailleurs) et aussi disponible ICI


Dites-nous ce que vous pensez de MaBulle et ce que vous aimeriez y voir, notamment sur ce blog